Belgique Ben Weyts, réagissant au nom de la N-VA, a déclaré que son parti ne tomberait pas dans le piège de "la décision unilatérale" de la Communauté française de se renommer "Fédération Wallonie-Bruxelles".

D'après lui, les francophones se proclament maîtres de Bruxelles alors que ce sont les Flamands à qui l'on demande de prendre en charge le refinancement de la région-capitale.

La N-VA prend acte de la "décision unilatérale des partis francophones", "sans que ceux-ci ne demandent l'avis des partis néerlandophones, ni celui des Flamands de Bruxelles", déclarait Weyts.

D'après la N-VA, les francophones font comme si les Flamands n'avaient rien à dire à Bruxelles, même s'ils en sont pourtant les principaux contributeurs (cfr le refinancement). "Les francophones répondront-ils désormais présent aussi pour le financement de Bruxelles?".

Le parti de Bart de Wever parle d'une "très lourde provocation", davantage encore si on la lie au fait que certains francophones "exigent encore le transferts de territoires flamands dans la périphérie bruxelloise.

Selon Weyts, Kris Peeters, dans ses interventions du weekend (La Libre de ce samedi 2 avril), avait "grandement raison". "Nous devons défendre avec force la position des Flamands à Bruxelles et même essayer de la renforcer", a-t-il dit.

"un simple changement de nom" pour Kris Peeters

Rebaptiser la Communauté française en Fédération Wallonie-Bruxelles consiste en un "simple changement de nom auquel le parlement de la Communauté française peut décider de procéder", a réagi lundi le ministre-président flamand Kris Peeters à l'annonce de la décision francophone de rebaptiser la Communauté française en Fédération Wallonie-Bruxelles.