Belgique

Fernand Koekelberg a prêté serment mardi en tant que commissaire général de la police fédérale. Il succédera le 1er mars à Herman Fransen pour un mandat de cinq ans. Architecte de la réforme des polices, Fernand Koekelberg était directeur général du Secrétariat administratif et technique du ministre de l'Intérieur. Il avait été classé premier par le comité chargé de la sélection du futur commissaire général.

A la suite de modifications, décidées par la loi du 20 juin 2006, les structures de la police fédérale sont simplifiées. Trois directions générales remplacent les cinq directions générales actuelles. "Le commissaire général n'aura plus un rôle de coordination mais un rôle véritablement dirigeant", a souligné le ministre de l'Intérieur, Patrick Dewael, à l'occasion de cette prestation de serment.

Interrogé avant cette prestation de serment, M. Koekelberg a souligné que ces deux premières priorités seraient la réorganisation de la nouvelle police fédérale et l'élaboration du Plan national de sécurité 2008-2011.

De cinq directions générales, la police fédérale passera à trois: direction judiciaire, direction administrative et direction appui opérationnel, logistique et personnel. "Si l'on passe de cinq directions générales à trois, ce n'est pas simplement pour redessiner les structures. C'est pour permettre que la nouvelle police fédérale fonctionne de façon plus souple, plus transparente que l'on ait toujours une unité de vues", dit M. Koekelberg. "Je veux que toutes les grandes décisions soient prises avec les trois directeurs généraux, idéalement sur consensus, et portées à la connaissance des trois directeurs généraux et du commissaire général", poursuit M. Koekelberg.

"Je veux que le commissaire général soit toujours informé en temps réel. Ce n'était pas toujours le cas actuellement parce que les textes de loi étaient un peu nébuleux et laissaient planer le doute sur le rôle du commissaire général qui doutait de la possibilité qu'il avait d'intervenir. Maintenant les textes sont clairs", dit M. Koekelberg. "Je voudrais insuffler un autre ton au sein de la police fédérale; rappeler aux policiers, fédéraux et locaux, que tout le monde travaille au même but: rendre un service de police correct à la population", dit-il.

"Quand police fédérale et locale conçoivent de nouveaux projets, tout le monde doit être concerné, consulté, concerté", ajoute-t-il. M. Koekelberg va devoir travailler au Plan national de sécurité 2008-2011. "Il est encore trop tôt pour déterminer les priorités", souligne le nouveau commissaire général. Il devra s'appuyer sur les statistiques de criminalité, qui doivent encore être analysées et sur le Moniteur de sécurité qui mesure le sentiment d'insécurité.

"On est en train d'intégrer tout cela pour dégager une image policière de sécurité et décliner une série de priorités." Ce sera alors au gouvernement de dire quelles sont les priorités et les accents retenus. M. Koekelberg souligne néanmoins qu'il ne s'attend pas à de grands bouleversements par rapport au plan actuel. "La criminalité ne s'est pas totalement inversée en quatre ans. Mais pour donner des précisions, il est encore trop tôt", conclut-il.