Belgique

D'après les premières conclusions d'une autopsie, la fillette de deux ans décédée jeudi tôt matin après l'interception par la police d'une camionnette remplie de migrants pourrait avoir été victime d'un tir de la police. "C'est le résultat de la fuite en avant d'une politique de plus en plus répressive", a réagi vendredi la co-présidente d'Ecolo Zakia Khattabi. "Pour nous, la responsabilité politique est clairement engagée", a-t-elle insisté. "Je veux dire toute notre sympathie à la famille de la victime. C'est d'abord à eux que je pense. Mais après l'émotion, vient la colère", a déclaré à Belga Mme Khattabi.

L'éventuelle implication des policiers dans le décès de l'enfant n'est pas encore établie avec certitude. Mais contrairement à ce qui avait été indiqué jeudi, la fillette pourrait avoir été tuée par le tir d'un policier, a confirmé vendredi le procureur du Roi de division de Tournai. Une course-poursuite s'était engagée entre les forces de l'ordre et la fourgonnette depuis Namur. La police avait tiré pour arrêter le véhicule, dans lequel se trouvaient une trentaine de personnes dont quatre enfants.

"C'est le résultat de la fuite en avant d'une politique de plus en plus répressive. Nous exigeons que toute la lumière soit faite et que les responsabilités politiques soient prises", réclame la co-présidente d'Ecolo. Avant d'ajouter que, aux yeux de son parti, "la responsabilité politique est clairement engagée".

"Le slogan d'une politique (d'immigration) ferme et humaine ne tient plus. On ne se contentera pas d'un recadrage. Certains ont démissionné pour moins que ça, même si on n'en est pas encore là", a conclu l'écologiste.

L'enquête du Comité P sur le rôle de la police dans ce dossier est toujours en cours.