Belgique

Près d'une semaine après l'émission anormale d'iode radioactif dans les installations de l'Institut des radioéléments (IRE), les causes de l'incident de samedi 23 août ne sont pas encore clairement définies. Mais l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) aurait dû détecter la fuite et les dépassements des limites en même temps que l'Institut. "On analyse encore la situation, mais la cause première semble être des manquements dans la signalisation de l'alarme. Il y a aussi un problème de communication entre l'Agence et l'IRE. L'Agence devait avoir les mêmes données que l'IRE" , nous a confié Philippe Busquin, le président du conseil d'administration de l'IRE. Lundi, il était impossible de consulter le site Internet du réseau de balises Télérad. Il affichait un message d'erreur indiquant qu'il était indisponible.

Les problèmes de communication entre l'Agence et l'IRE sont aujourd'hui indéniables et Philippe Busquin plaide pour une amélioration de la collaboration entre les deux institutions. Dans la chronologie des événements, l'agent de sécurité de l'IRE aurait prévenu l'Agence le lundi 25 août au matin (vers 8 h), mais l'Agence n'aurait réagi que vers 16 h.

L'IRE a désigné un expert

L'enquête doit encore déterminer avec précision toutes les étapes de l'incident et identifier les responsabilités des uns et des autres. Une réunion a eu lieu lundi à l'IRE et a rassemblé le président de l'IRE ainsi que les deux vice-présidents, la DG de l'administration Energie, un commissaire du gouvernement, un représentant du cabinet du ministre fédéral Paul Magnette (Energie), l'actuel directeur général de l'IRE (Jean-Michel Vanderhofstadt) et son prédécesseur Henri Bonet. Un expert a été désigné par l'IRE pour analyser les causes de l'incident et son rapport est attendu incessamment. Le groupe Ecolo à la Chambre demande que toutes les leçons soient tirées de l'incident et que les responsabilités soient sanctionnées. Les Verts exigent aussi que l'Institut publie toutes les courbes de relevé des 15 derniers jours. En attendant, l'incident ne semble pas avoir d'impact sur la santé de la population. Aucune des près de 500 personnes (dont 350 élèves des écoles communales) qui ont effectué lundi le test de détection d'iode radioactif dans leur glande thyroïde, organisé par le SPF Santé publique, n'est contaminée, a indiqué peu avant 18 h Jean-Luc Borremans, bourgmestre de Fleurus.