Belgique

Le ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt (PS) a rejeté mardi les critiques qui se multiplient ces dernières semaines au sein du monde académique envers son projet de réforme de la formation initiale des enseignants. "Non seulement je ne les partage pas, mais je ne les comprends pas", a réagi le ministre en commission du Parlement où il était interrogé par plusieurs députés face aux critiques émises notamment, fin janvier, par une dizaine de doyens d'universités.

"Le monde académique a été associé, dès le début, à la réflexion sur la réforme de la formation initiale des enseignants, au sein d'un Comité de suivi de la réforme et au sein d'un groupe de travail réunissant les quatre opérateurs de formation d'enseignement supérieur. Diverses facultés y étaient d'ailleurs représentées. Le texte actuellement en projet se fonde principalement sur les propositions de ce groupe de travail", a souligné M. Marcourt.

Devant les députés, il a assuré une concertation aussi large que possible avec les universités et Hautes écoles quant à cette réforme attendue depuis dix ans. Après la première lecture en gouvernement au printemps dernier, le texte a ainsi été adapté après différentes remarques et suggestions émises par l'Ares, l'organisme de pilotage de l'enseignement supérieur où siègent des représentants des différents établissements supérieurs de formation en Fédération Wallonie-Bruxelles.

"A aucun moment n'a été remis en cause le principe de base, celui d'une refonte des formations initiales des enseignants s'adressant à tous les enseignants, du préscolaire au secondaire supérieur et traduisant dans ses objectifs, ses contenus et ses dispositifs de formation l'expression d'un même métier", a-t-il fait valoir.

Adopté il y a peu en seconde lecture au gouvernement, le projet de décret est actuellement soumis pour avis au Conseil d'Etat. M. Marcourt espère qu'il pourra être adopté en troisième et dernière lecture au gouvernement d'ici la mi-avril, afin d'être présenté ensuite pour adoption devant le Parlement.