Belgique

Dix doyens de faculté, de l'ULB, de l'Université Saint-Louis, de l'UCL, de l'UNamur et de l'UMons, ont signé un courrier à l'intention du ministre francophone de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, dans lequel ils critiquent l'avant-projet de décret réformant la formation initiale des enseignants, peut-on lire samedi dans Le Soir. Concernant la formation des futurs enseignants du secondaire supérieur, "la création d'un bachelier en enseignement section 4 oblige les étudiant·e·s à faire un choix professionnel dès leur entrée à l'université", dénoncent les doyens. Cela pourrait, selon eux, compromettre le "projet universitaire en tant que tel, lequel suppose que la formation de base en bachelier ne soit pas centrée directement sur la professionnalisation".

Les signataires de la lettre s'inquiètent également d'une diminution de la part du "disciplinaire dans les formations" (l'approfondissement des matières qu'ils devront enseigner), ce qui "paraît aller à l'encontre d'un projet visant à mieux armer les futur.e.s enseignant.e.s".

Ils regrettent finalement, quant au projet de collaboration renforcée entre hautes écoles et universités, que "l'organisation pratique de ces collaborations" n'est pas prise en compte dans le texte. "Le surcroît de travail administratif (...) ne semble pas avoir été pensé", pointent-ils, demandant une "étude de faisabilité".