Belgique

Fidèle à son credo (repérer et renvoyer au plus vite les "illégaux" et "délinquants" pour protéger les plus "vulnérables"), le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Theo Francken (N-VA) lance dès ce lundi la deuxième édition de son projet Gaudi.

Cibler les voleurs à la tire

Pour rappel, ce projet mené une première fois entre le 11 décembre et le 18 janvier de cette année dans huit communes de Belgique (Anvers, Gand, Louvain, Liège, Charleroi, Molenbeek, Bruxelles-Ville et Braine-l’Alleud), consiste à renforcer les contrôles pour lutter contre les vols à la tire et à l’étalage commis par des personnes en situation illégale.

En plus de ce renforcement, il vise à pouvoir renvoyer plus rapidement les étrangers en situation illégale pris la main dans le sac.

Son nom provient d’ailleurs de la contraction de l’expression néerlandaise "gauwdief", c’est-à-dire "voleur à la tire".

En février dernier, sous les belles boiseries de l’hôtel de ville d’Anvers, Theo Francken avait convoqué la presse pour se féliciter de la réussite d’un tel projet.

Pendant ces quelques semaines d’action "les délinquants en séjour illégal avaient 2,5 fois plus de chances d’être détenus que durant la même période un an avant" avait précisé le secrétaire d’Etat; 542 personnes en séjour illégal avaient été en effet interceptées, et 89 ont depuis lors déjà été ramenées dans leur pays, sans compter les 131 aujourd’hui placées dans les centres fermés.

Vers un Gaudi des festivals

Fort de ces résultats, Theo Francken chargera donc dès ce lundi les polices de onze villes d’écrire le tome deux de ce projet expliquaient samedi les journaux du groupe Sudpresse.

Et si en février dernier plusieurs bourgmestres socialistes francophones (dont Yvan Mayeur à Bruxelles) critiquaient Gaudi, la ville de Mons (dirigée par le président du PS Elio Di Rupo) sera bien cette fois de la partie.

Entre ce 18 mai et le 15 juin prochains Mons, Alost, Ostende, Courtrai et toutes les villes précédemment citées (sauf Braine-l’Alleud), reprendront en effet le principe Gaudi.

Durant la période estivale des festivals, ce sera même un "Gaudi 3" qui sera organisé. Durant les festivals, "les pickpockets sont une plaie" a en effet estimé Theo Francken.

"Les festivals sont comme des mini-villes où nos jeunes doivent pouvoir profiter de leur musique favorite, en toute sécurité et sans retrouver la tente pillée, à la fin de la soirée."