Belgique

Le secrétaire d'Etat Theo Francken atterrit mercredi à Tirana où il mènera jusqu'à vendredi une mission visant à dissuader les ressortissants albanais de fuir leur pays pour un avenir meilleur en Belgique. Parmi ceux-ci, nombreux sont ceux qui tentent de recourir à la procédure d'asile qui a, les concernant, peu de chance d'aboutir. Des rencontres sont prévues avec les autorités politiques et policières locales. L'Union européenne et certains Etats-membres en particulier, dont la Belgique, connaissent ces dernières années un taux important de demandes d'asile d'Albanais, le plus élevé pour des ressortissants d'un pays du vieux continent. En France, les exilés albanais étaient même les plus nombreux en 2017 parmi les candidats à l'asile, avant les ressortissants de pays en crise comme les Afghans, les Soudanais ou les Syriens.

L'Albanie est qualifiée de "pays sûr" par l'Europe et la Belgique. Cette qualification ne dispense pas les autorités d'examiner les demandes individuelles des candidats à l'asile conformément à la Convention de Genève qui protège les potentielles victimes de persécution du fait de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leur appartenance à un certain groupe social ou de leurs opinions politiques.

Pour les ressortissants de pays sûrs, l'examen des dossiers se fait selon une procédure accélérée. Le taux de reconnaissance des demandeurs d'asile albanais est particulièrement faible. Il est de 5% en Belgique.