Belgique Les contrôles de police se multiplient au parc Maximilien et à la gare du Nord, à Bruxelles. Les migrants désertent les lieux. Une vaste opération serait prévue pour le 21 septembre. Le dossier implique de nombreux acteurs différents.

Les contrôles de police menés autour de la gare du Nord de Bruxelles et dans le parc Maximilien, tout proche, ne cessent de s’intensifier ces derniers jours. Ces actions ne sont pas anodines. Elles permettent d’interpeller les migrants dépourvus de papiers d’identité qui sont présents aux alentours.

Durant le mois d’août, les contrôles d’identité était en effet plus espacés. Une opération était menée tous les trois ou quatre jours et menait à des interpellations. Les migrants en situation irrégulière étaient emmenés au commissariat où leurs sacs de couchage étaient confisqués. Ils étaient ensuite libérés et recevaient un ordre de quitter le territoire, les poussant à quitter la Belgique dans les 30 jours. Les policiers opéraient alors le matin entre 7 h et 8 h.

Désormais, des actions sont menées quotidiennement, entre 5 h et 9 h du matin. Ces dernière semaines, environ 20 personnes sont arrêtées chaque jour avant d’être placées en centre fermés, en attendant d’être expulsées du territoire.

Cette "chasse au migrants", qui vise à dissuader la sédentarisation de ces personnes autour des zone concernées, semble efficace. Sur le réseau social Twitter, le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA) annonçait le 14 septembre que, selon la police, il n’y aurait désormais plus personne dans le parc qui jouxte la gare du Nord. Lui et Jan Jambon (N-VA), ministre de l’Intérieur, se félicitent de ces opérations de police. L’un parle de "nettoyage", l’autre explique qu’il ne veut pas d’un Calais en Belgique.

Une grande opération prévue pour le 21 septembre

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