Belgique

L’information est tombée tout à trac lundi en fin de journée : les recteurs de l’Université Saint-Louis, Pierre Jadoul, et de l’Université catholique de Louvain (UCL), Vincent Blondel, ont été chargés d’entamer des négociations en vue d’aboutir à une fusion des deux universités pour la rentrée académique 2017.

Pourquoi annoncer cela au premier (vrai) jour des vacances d’été ? Pour des raisons administratives, principalement. Le conseil d’administration de l’UCL et l’assemblée générale de l’Université Saint-Louis, qui devaient avaliser le projet, ont chacun de leur côté tenu une réunion extraordinaire lundi. Le personnel des deux institutions sera informé ce mardi matin.

Cette fusion sera, en quelque sorte, la rencontre entre le Géant (l’UCL) et le Petit Poucet (les Facultés Saint-Louis).

Fondée en 1425, classée 4e université francophone complète dans le monde, l’Université catholique de Louvain compte aujourd’hui six campus (dont le principal est à Louvain-la-Neuve) regroupant 30 000 étudiants, dont près de 8 000 à Bruxelles (à Woluwe-Saint-Lambert).

De son côté, l’Université Saint-Louis, à Bruxelles, est plus récente. Créée en 1858, elle a connu, ces dernières années, un développement exceptionnel et compte aujourd’hui plus de 3 500 étudiants en sciences humaines et sociales.

Elle se caractérise essentiellement par son insistance sur le caractère pleinement universitaire des formations de premier cycle, ses initiatives en faveur du multilinguisme, sa volonté de promouvoir l’interdisciplinarité dans ses activités de recherche et son ouverture à la diversité économique, sociale et culturelle qui caractérise la Région de Bruxelles-Capitale.

Synergies

Les deux universités ont déjà développé des synergies. Elles proposent, par exemple, conjointement un master en études européennes et une formation continue sur l’islam dans le monde contemporain. Elles ont aussi développé ensemble des certificats interuniversitaires en médiation (avec l’UNamur) et en psychothérapie institutionnelle.

Les deux universités souhaitent que ces partenariats soient renforcés au bénéfice des chercheurs et des étudiants de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ces synergies concernent notamment le continuum de la formation de bac à master, la mise en commun des expertises ou le renforcement des échanges internationaux grâce à une visibilité accrue.