Belgique Le projet de fusion entre l'UCL et l'Université Saint-Louis-Bruxelles était au menu de la Commission Enseignement supérieur du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ce mardii matin.

Après la sortie du CDH ce mardi en faveur de la fusion, le ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt (PS) a tenu a temporiser les débats.

Avant tout, le ministre a dit vouloir écouter les deux recteurs qui proposent "la fusion par absorption". Personne ne va pouvoir s’opposer au projet a-t-il insisté, mais "certaines conséquences vont en découler". Ce sont donc ces conséquences que le ministre entend mesurer. De plus, a-t-il ajouté en substance, personne ne remet en cause la Constitution qui établit la liberté d'enseignement, "mais la Cour constitutionnelle a déjà confirmé par le passé que le décret Paysage avait le droit de mettre des limites à ces droits constitutionnels".

Ensuite, si le ministre entend écouter les recteurs, c'est aussi pour analyser en quoi le projet, tel que défini, apportera "une plus value à notre enseignement supérieur".

Enfin, le ministre a confirmé sa volonté de lutter contre la concurrence entre les établissements de l'enseignement supérieur, et cela "même si l'émulation est un élément important" et que le "pluralisme de l’enseignement est important".

Implicitement, le ministre a donc rappelé que la fusion, qui demande que soit rouvert le décret Paysage, est désormais entre les mains du politique, et que celui-ci prendra son temps de réagir avec prudence.