Belgique La semaine dernière, les recteurs de l'UCL et de Saint-Louis annonçaient leur volonté d'avancer vers la fusion de leurs universités, et cela sans attendre le décret qui doit l'acter et qui tarde à venir. Pour ce faire, il vont, entre autres, mettre en place un comité stratégique chargé de discerner quelles avancées sont possibles sans ce décret.

Si la note définissant cette nouvelle stratégie a été votée à l'unanimité à l'UCL, elle a fait l'objet de débats plus âpres à Saint-Louis. En première ligne de l'opposition, se trouvaient les étudiants qui ont sorti ce lundi un communiqué de presse.

Le CAUSL, le Conseil étudiant de Saint-Louis, y émet des craintes et dénonce la méthode employée par les recteurs qui correspond, pour lui, à "un processus toujours trop vertical qui menace l'aboutissement de la fusion".

En effet, argumentent les étudiants, les représentants des différents corps de l'université "n’ont été avertis que très tardivement de la proposition de position et n’ont pas été inclus dans le processus d’élaboration de la proposition", dévoilée la semaine dernière par les recteurs.

Le CAUSL dénonce donc "une situation contradictoire avec les promesses de fusion des institutions. En effet, les moteurs de ce rapprochement entre institutions sont les acteurs de terrain : les étudiants, en coopération avec les académiques, les scientifiques et le personnel administratif et technique de l’université au sein d’un Comité commun. Il est donc en tout point préférable que ces parties travaillent ensemble pour le bien de l’université."

Face à cette situation, les étudiants annoncent entamer "un processus de consultation de l'ensemble de la communauté étudiante de Saint-Louis, afin de redonner parole aux étudiants, qui sont trop souvent oubliés."