Belgique

Entretien

Vous aviez été critique sur l'arrivée éventuelle de Rudy Aernoudt. On ne vous a pas écouté ?

On a non seulement le sentiment de ne pas avoir été écouté, mais aussi que ce qui avait été convenu n’a pas été respecté. Soit disant, on reste dans la ligne du MR. Mais la ligne du MR, ce n’est pas de tenir tous les discours. Il y a des constats qu’on partage. On est d’accord pour dire que le sud du pays subit une sorte d’occupation sans nuance du PS. Mais notre discours n’est pas le même. Nous disons que la cause principale du chômage, c’est le déficit des qualifications. On ne dit pas : "Tous les chômeurs sont fainéants". Ça, c’est simpliste.

Qu'est-ce qui avait été convenu et qui n'a pas été respecté dans la décision ?

Il avait été décidé que Lidé ne devenait pas une composante supplémentaire du MR et qu’on ne mettait pas en cause le programme du MR.

Il est remis en cause ?

Oui. Puisqu’on annonce un congrès programmatique. Ce n’est pas cela qui avait été dit. Il faudra que le MR s’explique.

Cela pourrait remettre en cause la place du FDF au sein du MR ?

Oui, bien sûr. Ce n’est pas en faisant du MR une auberge espagnole qu’on sera plus crédible. On se retrouvait dans le libéralisme social de Louis Michel. On le juge autrement plus crédible que le néolibéralisme radical à un moment où l’Etat doit corriger les dérives de certaines institutions financières privées.