Belgique Au contraire de la CGSP et la CGSLB, le syndicat chrétien a décidé de ne pas reconnaître la grève du 19 février.

C’est confirmé : un peu moins de la moitié des agents de la Stib débrayera ce lundi 19 février. Trams, bus et métros… attendez-vous ainsi à rencontrer de nombreuses perturbations sur l’ensemble du réseau de transports publics bruxellois. Vendredi, deux des trois syndicats de la Stib - la CGSP (socialiste) et la CGSLB (libérale) en l’occurrence - nous reconfirmaient leur constat d’échec quant aux discussions menées dans la journée avec la direction de la Stib ainsi que leur intention de débrayer conjointement ce 19 février. De son côté, la CSC-Services publics réitérait sa décision de ne pas suivre le mouvement, ni même de reconnaître cette grève.

"Point de non-retour" pour la CGSLB

"La réunion de la dernière chance qui s’est déroulée ce vendredi avec la direction n’a apporté aucune réponse", communiquait vendredi en début d’après-midi Stephan De Muelenaere, secrétaire permanent CGSLB. "Le conflit social au sein de la Stib a atteint le point de non-retour. La direction avait fait des promesses avec un échéancier étalé dans le temps. Aujourd’hui, nous voulons des engagements fermes et immédiats."

Le syndicat libéral épingle essentiellement des problèmes opérationnels au sein de la Stib qui engendreraient "un climat social néfaste". La CGSP dénonce quant à elle de nombreux manquements, notamment en termes de matériel, mais aussi de multiples projets au sein de l’une des principales unités de la Stib qui doit assurer la qualité et la sécurisation du parcours du client et la sécurisation du personnel. Outre la grève de ce lundi, les deux syndicats n’excluent pas de poursuivre leurs actions dans les jours qui suivent et ce, "tant que la négociation avec la direction n’aboutira pas à des résultats immédiats".

Le mot d’ordre de la CSC

Pour sa part, la CSC-Services publics, qui rappelle au passage qu’elle représente à elle seule pas moins de 54 % des membres affiliés de la Stib, a indiqué qu’elle - de même que les deux autres syndicats d’ailleurs - avait signé un préaccord avec la direction visant à rétablir le dialogue social. Le mot d’ordre est donc très clair du côté du syndicat chrétien : on ne débraye pas lundi. Reste à voir si celui-ci sera suivi. Les affiliés ont en effet toujours la liberté de partir en grève… en leur propre nom.