Belgique

Les propositions émises par la direction de bpost pour améliorer les conditions de travail au sein de l'entreprise publique sont "insuffisantes" aux yeux de l'ACOD/CGSP et de la CSC.

Fin novembre après plusieurs jours d'actions syndicales au sein de l'entreprise, la direction avait formulé des propositions concernant une convention collective de travail (CCT) 2019-2020.

Celles-ci ne semblent pas satisfaire le syndicat socialiste. Après consultation de la base, il ressort que les affiliés ont encore de nombreuses questions importantes qui restent sans réponse, selon le secrétaire ACOD/CGSP, Jean-Pierre Nijns.

"Ce sont principalement les propositions de la direction devant restaurer la confiance qui suscitent des interrogations. C'est très délicat. La confiance a été bien érodée ces dernières années."

"Il y a des bonnes choses sur la table. Mais ça ne suffit pas. Une nouvelle réunion en comité paritaire est prévue le 20 décembre. On devra alors sérieusement discuter avec la direction. Ce n'est pas encore terminé", a ajouté M. Nijns.

La CGSP se refusait à pronostiquer d'éventuelles actions.

Selon Stéphane Daussaint, le patron de la CSC Transcom Poste, les affiliés du syndicat chrétien ne semblent pas non plus très chauds pour valider les mesures proposées par la direction. "Nous n'en sommes qu'à la moitié des consultations mais on sent qu'elles seront jugées insuffisantes. Le personnel n'a plus confiance en la direction. Il y a certes des avancées sur le statut des facteurs DA (non-statutaires au statut précaire, NdlR) mais elles sont jugées insuffisantes", dit-il.

"De plus", poursuit Stéphane Daussaint, "nous estimons que le coût des mesures avancé par Koen Van Gerven (le CEO de bpost, NdlR) est largement surestimé car il ne tient pas compte des économies qu'elles vont faire faire à l'entreprise; Le différentiel est de plusieurs millions d'euros."

Une réunion intersyndicale devrait se tenir dans quelques jours. Les représentants du personnel de bpost y établiront une position commune sur la suite à donner à ce rejet partiel des propositions faites par la direction.

Les syndicats dénoncent notamment un manque d'effectifs et une pression au travail trop élevée. Un préaccord social avait été trouvé mais n'avait pas fait l'unanimité. D'autres propositions ont été émises: une proposition de CCT, une proposition pour améliorer les conditions de travail et une troisième pour rétablir la confiance.