Belgique

Le mouvement de grève entamé jeudi matin par la majorité des accompagnateurs de train du dépôt de La Louvière est dû à une agression commise mercredi après-midi, ont indiqué les syndicats.

Mercredi après-midi, une accompagnatrice louviéroise a été prise à partie par trois individus "âgés de 25 à 30 ans", dépourvus de billets. Ceux-ci ont été arrêtés depuis. "C'est la goutte qui a fait déborder le vase, d'autant qu'il s'agit d'une dame de bonne composition qui a essayé d'arranger les choses", explique Jean-Claude Challe, de la CGSP-Cheminots. "Ils ont été jusqu'à la poursuivre et à casser la porte du fourgon pour pouvoir l'agresser ", poursuit M. Challe.

Quatre jours plus tôt, un autre accompagnateur du dépôt avait reçu un coup de poing dans la figure de la part d'un voyageur sans billet. Là encore, l'auteur a été interpellé.

Les cheminots réclament l'installation d'un poste de Sécurail (ancienne police des chemins de fer) à hauteur de la gare de Braine-le-Comte. " La plupart des agressions sont commises par des gens qui montent à Tubize. Or Braine-le-Comte est au croisement entre les lignes Bruxelles-Mons et Bruxelles-Binche ", poursuit Jean-Claude Challe.

Le mouvement entamé jeudi devrait se poursuivre toute la journée. Seul un accompagnateur sur une quinzaine a pris son service jeudi matin. Trois trains ont ainsi dû être supprimés entre La Louvière Sud et Luttre (Pont-à-Celles), entre Luttre et La Louvière Sud ainsi qu'entre Binche et Bruxelles-Midi. D'autres perturbations sont à prévoir dans la journée au niveau local, précise-t-on chez Infrabel, gestionnaire du réseau ferroviaire.

Retour quasi à la normale

Malgré la poursuite de la grève des accompagnateurs de train du dépôt de La Louvière, la situation sur le réseau ferroviaire était revenue quasiment à la normale, vendredi peu avant 10h, affirme-t-on à la SNCB. Les quatre trains supprimés sur les lignes La Louvière Sud-Luttre-La Louvière Sud et Binche-Bruxelles-Midi-Binche ont pu être rétablis grâce à du personnel venu d'autres dépôts. "Nous avons réussi à trouver quelques accompagnateurs remplaçants pour suppléer aux agents grévistes. Depuis la fin de l'heure de pointe, les trains roulent normalement", indique Philippe Rigaux, porte-parole de la SNCB opérateur, qui n'exclut pas toutefois quelques retards dus à ces bouleversements d'organisation.