Belgique

La circulation ferroviaire est paralysée dans le sud du pays mardi matin, et trois à quatre trains sur dix circulent en Flandre, a indiqué à Belga la porte-parole de la SNCB, Nathalie Pierard, peu avant 06h00.

Aucun bus ne circule en région liégeoise en début de journée de grève des services publics, et des dizaines de trajets ont été supprimés à Charleroi. Aucun train ne circule en Wallonie, ainsi que depuis Bruxelles vers la Wallonie et inversement, communique Mme Pierard.

"Même s'il y a du personnel présent, il n'y en a pas suffisamment pour tous les postes pour faire circuler les trains", explique la porte-parole.

Le trafic est aussi largement perturbé en Flandre où environ 30 à 40% de la circulation est assurée un peu partout dans cette portion du pays.

En région liégeoise, les lignes de bus ne sont pas desservies. "Aucun bus ne circule depuis aucun dépôt", informe Carine Zanella du TEC Liège-Verviers. "Des piquets entravent la sortie des dépôts", précise-t-elle.

Des dizaines de bus ont été supprimés à Charleroi depuis 05h00, indique le compte Twitter du TEC Charleroi.

En Brabant wallon, environ un tiers des lignes du TEC est opérationnel.

En province de Namur, aucun bus n'est sorti des dépôts, tandis que seuls huit bus ont pris leur service en province de Luxembourg.


Circulation des métros ralentie à Bruxelles, peu de trams et de bus

A Bruxelles, les rames de métro circulent sur les quatre lignes mardi vers 06h00 mais à une fréquence très faible en raison de la grève des services publics. Moins d'une dizaine de lignes de tram et de bus sont exploitées sur le réseau des transport en commun de la capitale. Sur les lignes de métro, un véhicule circule environ toutes les 15 à 20 minutes.

Seules les lignes de tram 3, 4, 7, 51, 82, 92, 94 sont exploitées, à savoir qu'au moins la moitié des véhicules y circulent par rapport à un jour normal, indique la STIB.

Sur les réseau des bus, seules les lignes 21, 29, 71, 78, 87, 95 sont desservies.

"Nous essayons d'assurer les lignes les plus importantes, comme l'axe Nord-Sud et l'axe de la rue Royale, et de cette façon nous pouvons déplacer le plus de gens possible", informe la porte-parole de la STIB An Van hamme.


Déjà 148 km de bouchons à 6h30

A 6h30 ce mardi matin, il fallait déjà compter 20 minutes supplémentaires pour rejoindre la capitale en voiture, que ce soit depuis Mons, Namur, Charleroi, Liège ou Ostende.

Dans Bruxelles également, la circulation en voiture est déjà fortement pertubée.

© Trafic IPM


Une centaine de manifestants bloquent le port pétrolier de Wandre

Une centaine de manifestants ont pris position mardi matin devant le port pétrolier de Wandre (province de Liège), a indiqué un délégué syndical de la prison de Lantin à l'agence Belga. Dans le cadre de la grève générale des services publics décrétée mardi par les organisations syndicales et le refus du protocole d'accord du ministre de la Justice Koen Geens par la CGSP notamment, les agents pénitentiaires de la prison de Lantin ont décidé d'organiser le blocage des différents accès au port pétrolier de Wandre.

Une centaine de manifestants y ont pris position mardi peu avant 06h00, a indiqué un représentant syndical à l'agence Belga.


ll faut s’attendre à des fortes perturbations dans les services publics

Le mot d’ordre de grève lancé par la CGSP à l’égard des services publics pour ce mardi 31 mai aura inévitablement des répercussions sur la vie quotidienne des citoyens. Que ce soit dans les transports, les écoles ou les hôpitaux publics, petit tour d’horizon de ce qui devrait se passer.

1. Les Tec et la Stib. Il s’agit d’un secteur où seules les régions desservies par des sociétés privées verront passer des bus mardi. Les chauffeurs des cinq Tec régionaux devraient donc suivre le mouvement en masse. Du côté de la Stib, le mot d’ordre étant le même, on peut s’attendre à des perturbations, voire à un arrêt presque total du trafic. Il est difficile de prédire si un retour à la normale peut être envisagé de façon rapide après le 31 mai.

2. Les trains. Les cheminots suivront le mouvement massivement en Wallonie et à Bruxelles, le 31 mai et peut-être dans les jours qui suivront.

3. Les écoles. "Les enseignants qui décideraient de mener une action et donc de se mettre en grève seront couverts. Mais nous avons décidé de ne pas donner de mot d’ordre puisque dans certains établissements les examens ont déjà commencé", explique le président du secteur enseignement à la CGSP, Pascal Chardome. Celui-ci précise que "vu que les transports en commun suivront la grève, on ne peut pas garantir que les écoles fonctionneront toutes normalement. Tout cela dépendra aussi du nombre de profs en grève. Mais l’accueil des élèves sera assuré". Après le 31 mai, si les enseignants qui désirent afficher leur soutien en participant à une manif ou à une action seront toujours couverts, aucun mot d’ordre n’a été donné, vu la proximité des examens. "Par contre, nous avons donné un mot d’ordre de grève pour la grève générale du 24 juin, les examens seront terminés et les délibérations peuvent se tenir à d’autres moments."

4. Les hôpitaux. Les services de soins devraient être assurés dans les hôpitaux publics même si quelques perturbations sont sans doute à prévoir pour le 31 mai.

5. La poste. Des perturbations sont annoncées pour le 31 mai et peut-être pour les jours qui suivront.

6. Les administrations locales et régionales. Le mot d’ordre dans ce secteur est de se mettre en grève, on s’attend dès lors à un mouvement suivi largement. Des perturbations sont également attendues pour les jours suivants. Les administrations locales et régionales sont évidemment concernées. A Bruxelles aussi les administrations suivront le même mot d’ordre.

7. Les aéroports. Selon Patrick Lebrun, secrétaire fédéral de la CGSP wallonne, "il y a aura des perturbations dans les aéroports wallons mais également à l’aéroport de Zaventem". Les affiliés CGSP de Belgocontrol devraient, en effet, être solidaires du mouvement.