Belgique

Sur Twitter, quelques personnes parlent d'émeutes et de bagarres qui auraient éclaté entre les forces de police et les voyageurs. La cause? Des parents furieux de voir leurs enfants en pleurs et malades dans une file d'attente interminable.

Le SLFP Police maintient l'action de grève du zèle à Brussels Airport jusqu'à 17h mardi, indique lundi le Syndicat Libre de la Fonction Publique (SLFP) dans un communiqué. Pour sa part, le SNPS (Syndicat National du personnel de Police et de Securité) a annoncé avoir suspendu le mouvement à la suite de l'annonce d'une réunion avec le ministère de l'Intérieur mardi en fin d'après-midi. Le SLFP indique que pour le moment "le ministre ne parle qu'au futur" et que les mesures évoquées sont incertaines. Le SLFP Police maintient le mouvement de grève du zèle "même si le SNPS, notre partenaire dans ce front commun local, a décidé de lancer un signal de fin."

Lundi midi, l'attente se réduisait aux arrivées, avec moins d'une demi-heure d'attente. Aux départs, par contre, l'attente pouvait dépasser une heure, selon Brussels Airport, provoquant l'impatience de certains voyageurs. Aux arrivées, un voyageur a été brièvement interpellé après qu'un groupe de personnes a tenté d'outrepasser un contrôle frontière.



Une grève du zèle menée par la police fédérale prolongeait sensiblement les temps d'attente aux contrôles des passeport à Brussels Airport ce matin. Les passagers décollant vers ou arrivant de destinations situées hors de l'espace Schengen subissaient des temps d'attente pouvant dépasser une heure, a-t-on appris auprès de l'aéroport. Le gestionnaire de l'aéroport espèrait que les temps d'attente se résorberaient vers midi, après le premier pic de départs. Les syndicats de police avaient annoncé une semaine de grève du zèle à Brussels Airport pour dénoncer le manque de personnel.

Les effets de cette grève du zèle ne se sont pas fait attendre. Les vols longs-courriers étaient retardés de quelques minutes.

Brussels Airport conseillait aux voyageurs se rendant vers une destination hors-Schengen d'arriver au moins trois heures avant le départ de leur vol.


Les syndicats policiers appellent leurs membres à être moins répressifs cette semaine

Les syndicats policiers demandent à leurs membres de ne plus verbaliser cette semaine les infractions mineures en matière de roulage afin de marquer leur mécontentement face à l'évolution des négociations dans le dossier 'Pension'. Les infractions visées sont celles pour lesquelles s'applique le droit d'appréciation, soit par exemple le non-port de la ceinture de sécurité, le stationnement irrégulier ou l'usage du téléphone au volant. Les policiers sont invités "à être moins répressifs pour user plus des remarques verbales ou des avertissements contrôlés". "Il est clair qu'il faut verbaliser les infractions telles que les comportements routiers dangereux, les défauts d'assurance, les intoxications alcooliques ou la conduite sous influence de stupéfiant", précisent toutefois les syndicats SLFP-Police, CGSP, CSC-Services publics et SNPS.

"Il faut simplement veiller à ne pas mettre la sécurité routière en danger sans pour autant participer à l'alimentation du Fonds des amendes", résument les syndicats en front commun. Lors d'une précédente "semaine sans amende" fin septembre et début octobre 2014, le nombre de procès-verbaux en matière de roulage avait été réduit de moitié, d'après le SLFP-Police. L'impact de l'action de cette semaine ne pourra être connu que dans trois mois, selon le syndicat libre. Une action de grève est par ailleurs planifiée le 23 avril à l'occasion d'une opération de contrôle de vitesse, une action de zèle est prévue les 23 et 24 avril et une manifestation à Bruxelles le 24 avril.

Les négociations en matière de pensions sont dans l'impasse depuis deux mois, selon les syndicats. Deux réunions bilatérales qui se sont tenues en mars n'ont débouché sur aucun accord. Aucune nouvelle réunion n'est programmée, d'après les syndicats. Les policiers veulent notamment que leur profession soit reconnue comme 'métier lourd'.