Belgique

La Société Régionale Wallonne du Transport (SRWT) se dit scandalisée par les mouvements de grève sauvage au dépôt de Jumet à Charleroi et au dépôt de La Louvière. Elle appelle les syndicats à prendre leurs responsabilités et à ramener l'ordre. Elle exige une reprise immédiate du travail, sans quoi, menace-t-elle, tout le processus de dialogue social au sein des TEC sera remis en cause. Et elle se veut très claire: elle n'ira pas plus loin que la proposition d'accord formulée le 11 mai.

La structure faîtière des TEC condamne l'attitude des grévistes. Sur le fond, la proposition d'accord 2009-2010, formulée après 6 jours complets de négociation, est plus favorable que l'accord interprofessionnel de décembre 2008. Elle représente, à partir de 2010, 1,5 fois le maximum prévu par l'accord interprofessionnel, et rencontre le cahier de revendications déposé à l'origine par les organisations syndicales, a affirmé la SRWT.

"Il s'agit d'une proposition extrêmement favorable qu'autorise la bonne santé du secteur TEC, lequel doit néanmoins faire face également aux importants investissements rendus nécessaires par la croissance continue de notre clientèle. A notre connaissance, aucun secteur n'a conclu à ce jour de convention aussi favorable pour les travailleurs", a-t-elle ajouté. Et de conclure: "Comme nous l'avons clairement indiqué aux représentants syndicaux, il n'y aura donc plus de proposition complémentaire de la Société Régionale wallonne du Transport".

Quant à la forme du conflit, elle suscite également la réprobation de la SRWT puisqu'il s'agit de grèves sauvages, lancées sans préavis. "Cette grève non préavisée et irrégulière a empêché des milliers de clients du TEC d'accéder au transport en commun", a-t-elle déploré.

Au cours des négociations, plusieurs mouvements de grève ont perturbé le service: les 12 et 13 mai à Charleroi et à Liège, les 25 et 26 mai à Charleroi et, ce mercredi, à Charleroi et à La Louvière. Une réunion de conciliation entre direction et syndicats s'est encore tenue mardi au siège de la SRWT à Namur mais elle a échoué. Les syndicats n'ont pas accepté la proposition et réuniront leurs instances pour prendre position.