Belgique

Soupçonné de complicité dans un home invasion, Stéphane Pauwels est désormais libéré sous conditions. Le home invasion est, par ailleurs, un phénomène en plein boom en Belgique.

Plus connu sous le nom de violation de domicile, le home invasion est un délit pénal en Belgique. C'est une nouvelle forme de vols avec violence.

Le procédé est simple: s'introduire dans un local occupé par son propriétaire ou son légitime occupant, sans son autorisation, contre son gré, par ruse, menace, fraude, contrainte ou violence. 

Particularité : cette violation se produit en présence des occupants. Les malfrats attendent la présence des personnes à leur domicile de façon à les menacer, verbalement ou physiquement, afin de leur dérober divers objets de valeur tels que de l'argent, des voitures, des GSM et des cartes bancaires.

En Belgique, on est passé de 78 cas en 2013 à 186 en 2016 et 112 pour les seuls six premiers mois de l’année 2017.

Préméditation, degré de violence...

Pour qualifier cette intrusion de home invasion, les malfrats doivent préméditer un contact avec les habitants. Ils s’informent ou surveillent ainsi les futures victimes avant de passer à l’acte. Les victimes ne sont donc pas choisies au hasard, il s’agit de personnes ayant des biens ou de l’argent.

De plus, le degré de violence utilisé distingue ces faits des vols dans les habitations. Les malfrats cherchent la confrontation avec les occupants.

Le cambriolage et le home-jacking

Contrairement au home invasion, la plupart des cambrioleurs s'introduisent pendant l'absence des habitants pour voler des biens. "Il est exceptionnel qu'une confrontation ait lieu entre le cambrioleur et l'habitant", indique la Police fédérale sur son site.

En ce qui concerne le home-jacking, c'est une technique de cambriolage qui consiste à entrer par effraction dans une habitation en présence des habitants. Le home-jacking s’accompagne généralement d’un vol de voiture: les malfrats s'introduisent dans le domicile pour subtiliser les clés et ensuite, la voiture.