Belgique

Pour le consortium Eurofighter, il n'y a que deux vrais candidats au remplacement des F-16 belges: le F-35 de l'avionneur américain Lockheed Martin et l'Eurofighter. "Je me demande ce qu'il y a dans le partenariat stratégique (que la France propose, NDLR) que nous n'offrons pas via le procédure officielle", a déclaré à Londres le directeur de la campagne pour le marché belge, Anthony Gregory. Contrairement à la France, Washington et Londres ont suivi strictement la procédure fixée par l'appel d'offres lancé l'an dernier par la Belgique pour remplacer les avions de combat F-16, proposant respectivement le F-35 Lightning II du groupe américain Lockheed Martin et l'Eurofighter - Typhoon pour les Britanniques - du consortium éponyme, rassemblant BAE Systems, Airbus Defence & Space et l'italien Leonardo.

La France a elle proposé, hors appel d'offres, un "partenariat stratégique global" bâti autour de la fourniture de 34 avions de combat produits par le Groupement d'intérêt économique (GIE) Rafale international, composé de Dassault Aviation, Safran et Thales.

Pour les Britanniques de BAE Systems, la procédure officielle se déroule de manière "professionnelle, équitable et transparente dans un environnement très difficile". Mais les Français ont "choisi de faire autrement", alors que "notre offre est équivalente, sinon supérieure à la proposition française et elle a été faite via la procédure officielle", a plaidé Anthony Gregory lors d'une visite pour la presse de BAE Systems au Royaume-Uni. L'offre d'Eurofighter est également "un vrai programme de coopération européen", a-t-il souligné.

Le consortium propose un partenariat stratégique durable entre la Royal Air Force (RAF) britannique et la Composante Air de l'armée belge, qui entretiennent déjà une relation historique. L'armée de l'air belge pourrait faire usage de l'espace aérien et des bases britanniques. Les deux armées de l'air pourraient en outre entraîner ensemble leurs pilotes.

L'Eurofighter repose aussi sur une collaboration avec l'industrie belge. Si la Belgique opte pour le consortium, les avantages économiques pour le pays se chiffreraient à 19 milliards d'euros, a ainsi déjà mis en avant celui-ci.

La Belgique aurait par ailleurs accès aux innovations technologiques qui seront développées par les entreprises ainsi que les deux centres académiques avec lesquels le consortium veut collaborer, l'un en Flandre et l'autre en Wallonie.