Belgique

En marge du coup de sang de la présentatrice de la météo Cécile Djunga (RTBF), il faut rappeler que la diversité à l'écran se porte assez mal. Et régresse.

En marge du coup de sang de la présentatrice de la météo et humoriste Cécile Djunga, il est nécessaire de rappeler que la "diversité" ne se porte pas bien sur nos écrans. Dans son baromètre sur la diversité publié fin avril dernier, le CSA, l'un des gendarmes qui régente l'audiovisuel en Belgique, se penchait, notamment, sur la question de la représentativité des "personnes issues de la diversité". Un cache-sexe sémantique pour qualifier les personnes métissées, noires, d’origine asiatique, maghrébine, ou tout simplement étrangère.Alors que la représentativité des personnes d’origine étrangère, en 2013, était de 17 %, elle chute, en 2017, à 14,39 %. À part le divertissement, tous les genres sont touchés : -6,98 % dans la fiction, -4,50 % dans l’info, -4,22 % dans les magazines et documentaires et -3,27 % dans le sport.

Par ailleurs, il est également à noter qu'en termes de parité homme-femme, de solides efforts restent encore à fournir. Même en prenant les chiffres par leur bout le plus positif (il est compréhensible que le nombre de femmes à l’écran ait diminué en 2017, puisqu’en 2013, le baromètre de la diversité tenait compte des... émissions de call tv qui diffusaient des photos de jeunes femmes dans des petites annonces !), le gouffre reste saisissant : alors que les femmes sont majoritaires en vrai (51% de la population, selon Statbel), leur représentativité à la télé belge francophone cale à 34,33%. Ultime précision toutefois : l’enquête a eu lieu avant l’éclatement du scandale Weinstein.