Belgique Un film amateur montrant la bourgmestre d'Alost, Ilse Uyttersprot (CD&V), en train d'avoir une relation sexuelle au sommet d'une tour a été posté par un anonyme sur internet. "C'est une scène privée avec mon fiancé et cela date d'il y a quatre ans" a déclaré Ilse Uyttersprot, interrogée par l'agence Belga.

Selon l'entourage de la bourgmestre, ces faits relèvent de la sphère privée. "La situation n'a rien à voir avec la politique et n'a aucune influence sur l'engagement (de Mme Uyttersprot) pour la ville".

L'information fait le tour du monde, certains sites français relayent l'info, de même que Planeta Bizarro, un site d'information brésilien.

Les conséquences de la publication médiatique de cette vidéo sont analysées par plusieurs journalistes et spécialistes des médias. Aurore Peignois, sur son blog, rappelle que l’article 5 du Code de principes des journalistes précise: "Dans la relation de faits divers, les médias bénéficient d’une large dose de liberté, mais doivent respecter la vie privée des victimes, sauf s’il y a un intérêt public avéré à en révéler certains aspects".

Nombreux sont malgré tout ceux qui pensent que l'élue CD&V aurait du y réfléchir à deux fois avant de se mettre dans une situation délicate sur un lieu public. "L'argument de la vie privée ne vaut pas lorsqu'on détient un mandat" estime Vera Van der Borght, élue OpenVLD à Alost dans le Vif. L'hebdomadaire précise également: "Ilse Uyttersprot serait réputée dans son fief pour d’autres frasques"

D'autres encore, à l'image de Mateusz Kukulka, sur son blog également, s'interrogent sur la place que les médias accordent à cet non-information. "Ce n’est rien d’autre qu’une histoire drôle" estime le journaliste.

A l'occasion d'un autre fait divers, nous avions interrogé Jean-Jacques Jespers sur l'ampleur de plus en plus importantes que prenaient ces infos "peoples" et "anecdotiques". Le professeur de journalisme de l'ULB expliquait la présence de ce type d'articles sur les sites d'information car: "l'une des fonctions des médias est de créer du lien social à travers des infos qui "ne mangent pas de pain" et qui suscitent du dialogue au bureau, dans le train,...

L'élue participe elle-même de l'ampleur médiatique prise par l'"affaire", via le réseau Twitter où elle fait elle-même usage du hashtag "towergate". Une attitude qui ne risque pas d'étouffer l'affaire.