Imprévisibles, nos amis flamands?

V.d.W. Publié le - Mis à jour le

Belgique

Ce mercredi 11 juillet, ce sera donc le 710e anniversaire de la bataille des Eperons d’or. Il y a 710 ans, les milices flamandes aidées par des troupes namuroises et zélandaises, remportaient, à Courtrai (Kortrijk) une victoire décisive sur les troupes de Roi de France et gagnaient ainsi leur indépendance. 710 ans plus tard, cette célébration a des allures de fête nationale flamande.

Il y a un an, la Belgique retenait son souffle. La crise politique était plus profonde que jamais. Un formateur, Elio Di Rupo, tentait tant bien que mal de convaincre une majorité de partis flamands d’entrer en négociation sur la base d’une note de base que la N-VA, son président en particulier, Bart De Wever, avait rejetée d’un revers de la main. Il y a un an, à Courtrai, Bart De Wever - qui avalait toujours de la bière, des gaufres, des drakenburgers, (aujourd’hui, il a banni graisses, sucres, féculents pour privilégier les protéines) - entonnait sa complainte préférée : la Flandre, disait-il, patauge dans la boue à cause de la tiédeur francophone. Depuis lors, son poids, sur la balance, a dégringolé, mais son poids, dans les sondages, s’est envolé. Et ce, malgré une réforme de l’Etat qui est en gare et dont la première séquence sera votée, hasard du calendrier, juste après la fête flamande. Mais apparemment, les Flamands préfèrent toujours croire les promesses de Bart De Wever - lui qui, pourtant n’a jamais rien prouvé, n’a jamais rien fait - plutôt que de se réjouir des progrès institutionnels négociés par les autres partis flamands. L’électeur flamand est très imprévisible La fête flamande risque de diviser les deux camps. CD&V, Open VLD et SP.A se réjouiront des pas accomplis, N-VA et Belang regretteront que ces réformes soient le fruit d’un inacceptable compromis.

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