Belgique

D'après son entourage, le jeune homme d'origine afghane neutralisé par la police mardi soir à la gare de Gand-Saint-Pierre est une "personne aimable" qui aspirait à s'intégrer. "Je ne comprends pas comment il a pu vouloir s'en prendre à la police. Il a dû perdre la tête", a réagi l'un de ses proches.

Dans un message posté sur Facebook, le fils des propriétaires de l'appartement qu'occupait le jeune homme évoque une personne serviable. "Je pense à Seraj, l'aimable Afghan qui a fui les talibans - responsables de la mort de ses amis et de membres de sa famille -, forcé de laisser femme et enfants derrière lui. Il suivait des cours de néerlandais, nous pouvions déjà avoir des conversations. Il était très reconnaissant et espérait pouvoir faire venir sa famille en Belgique", écrit Stefan B. sur le réseau social. "Je ne comprends pas comment il a pu vouloir s'en prendre à la police. Je crains qu'il ait perdu la tête; peut-être subit-il une psychose post-traumatique ? Un acte désespéré résultant du drame qu'il a vécu? ", s'interroge-t-il encore.

Selon les premiers éléments de l'enquête, le jeune Afghan de 28 ans ne présente aucun signe de radicalisation. Mais le parquet évoque de possibles troubles psychiques.

Les images de vidéosurveillance montrent que le jeune homme a fait irruption dans la gare avec un couteau et a immédiatement foncé vers deux agents de la police des chemins de fer, qui ont alors ouvert le feu. L'homme a été grièvement blessé et emmené à l'hôpital. Ses jours ne sont toutefois plus en danger.

Mercredi, le parquet a requis son arrestation pour tentative d'homicide.