Belgique Jan Jambon, le ministre de l'Intérieur N-VA, était l'invité ce matin sur La Première sur la RTBF. Interrogé sur la politique migratoire et la façon avec laquelle il compte "endiguer l'afflux de migrants", Jan Jambon s'est refusé à commenter d'éventuelles nouvelles actions policières, comme il l'avait pourtant fait la semaine dernière. "Ce n'est pas Jan Jambon qui décide d'une action et même si j'étais au courant, je ne le dirais pas aux médias", a répondu le ministre.

Mais le problème qui agite le ministère de l'Intérieur depuis plusieurs jours, c'est la fuite qui a permis aux associations de défense de migrants de se préparer à une action policière prévue dimanche soir. "Oui, on mène une enquête" sur ces possibles fuites, a confirmé Jan Jambon. "C'est inacceptable, les policiers sont tenus au secret professionnel et ils doivent se conformer à cela." Dès avant le week-end, plusieurs personnes en dehors des forces de polices et des administrations compétentes avaient été mises au courant ce qui a permis à la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés d'évacuer les migrants du Parc Maximilien bien avant dimanche 20h. "S'il est prouvé qu'il y a eu une fuite au sein de la police, on réagira."

Sur la question de l'hébergement de migrants offert par des centaines de Belges depuis plusieurs mois, Jan Jambon a dit "les comprendre, mais je ne le ferais pas. Ils hébergent des gens qui sont ici dans l'illégalité." Il est alors demandé au ministre Jambon si la présence de migrants en Belgique est, en tant que telle, un problème. "Oui, c'est un problème mais pour eux en premier. En étant illégal et sans papier, ça n'offre aucun perspective pour eux. Faire le choix de l''illégalité, c'est un problème." 

Le ministre n'a pas répondu sur les cas des migrants dont la procédure de demande d'asile est en cours ou déjà approuvée et qui sont aussi considérés comme des migrants, sans pourtant être illégal.