Belgique Deux hommes et deux femmes se sont présentés mercredi midi devant le couvent des soeurs Clarisses à Malonne pour y manifester, a constaté l'agence Belga sur place. Ils ont été reconduits par la police hors du périmètre de sécurité.

Michelle Martin, l'ex-femme et complice de Marc Dutroux, libérée sous conditions, était arrivée mardi soir au couvent de Malonne. "Je suis venu voir où habite le monstre. Maintenant, j'ai vu. Je ne suis pas là pour la tuer", a indiqué un homme aux policiers. L'individu, qui serait proche de l'extrême droite, dit avoir lui-même été victime de pédophilie et a récité des passages de la "Bible noire", un ouvrage satanique.

Une dame a brandi en silence une photo de Julie et Mélissa, deux victimes de Marc Dutroux, accompagnée du calicot "N'oublions jamais". Les quatre individus ont été reconduits sans heurts hors du périmètre de sécurité.

Une quinzaine de policiers poursuivent les rondes autour du couvent des soeurs Clarisses. La presse étrangère a quitté les lieux mercredi en fin de matinée, à l'exception d'une équipe de RFI (Radio France Internationale). Quelques journalistes francophones et néerlandophones sont toujours sur place.

"Le dispositif à Malonne est réévalué en permanence"

Le dispositif de police aux alentours du couvent de Malonne est réévalué en permanence par les services de l'ordre, a indiqué mercredi le commissaire Pascal Ligot, chef de corps de la police locale de Namur, présent sur place. Les forces de police veillent à ce que la venue de Michelle Martin, l'ex-femme et complice de Marc Dutroux, libérée sous conditions, ne perturbe pas la vie malonnoise. "Les forces engagées ont pour rôle de préserver la tranquillité du village, d'éviter les débordements et dégradations ainsi que de prévenir toute intrusion éventuelle au sein du cloître", a expliqué le commissaire Pascal Ligot.

"Le dispositif de sécurité est réévalué en permanence. Il évolue en fonction de la présence de personnes qui souhaiteraient manifester leur désapprobation. En fonction de cela, des forces sont rééngagées ou désengagées et l'effectif est réadapté", a précisé le chef de corps de la police locale de Namur.

Michelle Martin a été libérée sous conditions mardi après-midi après que la Cour de cassation eut rejeté les pourvois contre sa libération. Elle a quitté la prison de Berkendael vers 20h40 et est arrivée à 22h30 à Malonne. Environ 200 personnes se sont réunies et ont proféré des insultes à son arrivée. Certaines d'entre elles sont restées sur place jusque 03h00 du matin.