Belgique
L’ex-richissime patron de la firme d’informatique Systemat vient encore de perdre à Bruxelles celui qu’il faisait au très select Royal Léopold Club (le Léo). 

Pour rappel, l’homme d’affaires belge, la retraite venue, vivait avec sa nouvelle épouse au Sénégal, qu’il a fui (le Sénégal), il y a deux ans dans des circonstances rocambolesques. Victime, selon lui, de manœuvres destinées à le dépouiller. La situation l’entraîne à multiplier au Sénégal et en Belgique des procès qu’il perd (systématiquement).

Il ne le niera pas : Logé est un sacré personnage. En 2017, il se faisait exclure du Royal Léopold Club à Uccle pour, selon le club, comportements et propos inappropriés. Et donc Jean-Claude Logé demandait à la justice d’annuler les mesures d’expulsion et d’exclusion. Il voulait forcer le club à afficher la décision aux valves, dans le bar et au vu de tous. Enfin, il fixait son préjudice à 500.000 euros et réclamait encore 5.000 euros d’astreinte par jour de retard.

La justice l’a débouté en des termes sévères : pour le tribunal civil de Bruxelles, le Léopold "est un club de détente, de cordialité et d’esprit sportif. Que ce soit dans le cadre d’une vendetta familiale ou l’expression d’une profonde souffrance, de provocations malsaines ou de simples blagues un peu grivoises", M. Logé a adopté "à plusieurs reprises, malgré les mises en garde", un comportement déplacé "qui ne cadre pas avec la bienséance et la quiétude que le club entend offrir à ses membres".

Sa demande est déclarée recevable mais non fondée. Et c’est Logé que le tribunal condamne à verser 8.400 euros au Léo.

L’ex-homme d’affaires, contacté, a réagi : "Je constate en effet que je perds tous mes procès. […] Je ne payerai jamais ces 8.000 euros. Qu’ils aillent au diable. Ils oublient que j’ai sauvé ce club. J’ai tout payé au Léo depuis 30 ans. Ils ont comploté contre un type de 77 ans qui était déjà membre (du club) dans le ventre de sa mère. Sans moi, ce club n’existerait plus. Et ils me jettent comme un malpropre. Je vais en appel."