Belgique

La parution du livre de Bruno Dayez, avocat de Marc Dutroux, a fait l'effet d'une bombe ce 15 février, y compris outre-Atlantique.

L'essai Pourquoi libérer Dutroux ? Pour un humanisme pénal a suscité l'indignation de nombreuses personnes, en particulier des parents des victimes du meurtrier. Près de 23 ans après l'enlèvement, la séquestion, le viol et l'assassinat de Julie, Melissa, An et Eefje et le sauvetage in extremis de Sabine et Laëtitia, ces paroles ont toujours du mal à passer.

Jean-Denis Lejeune, père de Julie, a déclaré à nos confrères de Paris Match qu'il se disait "prêt au combat". L'affaire a également été médiatisée aux Etats-Unis au point qu'Elisabeth Yore, avocate générale américaine et spécialiste mondiale des droits des enfants, a affirmé son soutien dans une lettre au père meurtri, comme l'explique Sud Presse. "J’ai d’abord pensé à une mauvaise blague !", écrit-elle. Son nouvel avocat estime donc que sa remise en liberté serait appropriée et légitime car, dit-il, on l’a laissé pourrir dans des conditions épouvantables, apocalyptiques. Maître Dayez, la prison de Nivelles n’a rien à voir avec le cachot suffocant, froid et humide dans lequel les petites Julie, Melissa, Sabine et Laetitia ont subi les pires sévices."

Comme l'expliquent nos confrères dans leurs pages, la célèbre avocate estime que Marc Dutroux serait considéré selon le système de profilage du FBI comme un "criminel à haut risque avec une probabilité extrêmement élevée de récidive". Pour elle, il n'y a aucun doute, la libération du criminel mettrait en danger les "enfants des Belges".