Belgique

Jean-Jacques Jespers a été désigné mercredi président du Conseil de déontologie journalistique (CDJ) pour la période 2018-2021. Ancien journaliste et professeur de déontologie à l'Université libre de Bruxelles (ULB), il était auparavant vice-président de cette instance d'autorégulation, où il siège depuis sa création en 2009. Il succède à Marc de Haan, annonce jeudi le CDJ. 

Les 20 membres effectifs et 20 membres suppléants du CDJ sont répartis en quatre catégories: éditeurs, journalistes, rédacteurs en chef et représentants de la société civile. Jean-Jacques Jespers est le premier président issu de cette dernière catégorie, souligne le CDJ.

Il a été choisi par les journalistes, à qui revenait la tâche de proposer le président en alternance avec les éditeurs. Les éditeurs, chargés cette fois de proposer un vice-président, ont désigné Jean-Pierre Jacqmin, directeur de l'information à la RTBF.

Parmi les nouveaux membres du CDJ figurent Nadine Lejaer (Télépro), Michel Royer (SudPresse) et Florence Le Cam (ULB).

"Aujourd'hui, c'est là où existent des organes d'autorégulation que l'on trouve la presse la plus 'honorable'", a mis en avant Jean-Jacques Jespers. Le CDJ "renforce l'indépendance des médias et permet, parce que journalistes et médias respectent la déontologie, de davantage résister aux pressions, d'où qu'elles viennent", a renchéri Jean-Pierre Jacqmin.

Le CDJ est l'organe d'autorégulation des médias francophones et germanophones de Belgique. Il a notamment pour mission de codifier les règles déontologiques et de traiter les plaintes du public.