Belgique

Le jury a considéré que Jessica Bily avait agi sous la contrainte irrésistible. Le président Jean-Francis Jonckheere, qui présidait sa cent-onzième cour d’assises, a présenté ses excuses à Jessica Bily.

"A travers vous, j’adresse aussi mes excuses à une autre femme comparue il y a vingt ans et qui, dans les mêmes conditions que vous, a donné la vie à un enfant. Nous n’y connaissions rien et nous n’avions rien compris. Elle a été condamnée. Vous sortez libre et j’ai confiance", a déclaré le président avec émotion. Le public a ponctué son intervention par des applaudissements. L’acquittée a ensuite quitté la salle d’audience en pleurs.

"Je ne réalise pas. Je vais me consacrer à mes enfants", a-t-elle confié. David H., son compagnon et père du bébé étouffé et de Raphaël, né en prison, espère que le décès de son fils et le procès servent à mettre des éléments en place tant au niveau juridique que psychologique pour que des infanticides ne se reproduisent plus. "Jessica a été jugée. Le plus important maintenant c’est notre fils", a-t-il déclaré.