Belgique

RENCONTRE

Après les événements d'août 1996, des milliers de personnes se sont manifestées, par téléphone, courrier ou en versant un don, aux parents de Julie Lejeune et Mélissa Russo. Sans compter les nombreux appels à l'aide de familles empêtrées dans des problèmes de justice suite à des abus, agressions ou maltraitances d'enfants.

Dès septembre 1996, les parents pensent à créer une asbl avec un double objectif: entretenir et défendre la mémoire de leurs petites filles; apporter une aide appropriée à toutes les situations d'enfant en danger pour lesquelles ils seraient sollicités.

Statuts définitifs

En décembre 1996, les statuts définitifs de l'asbl («Julie et Mélissa, n'oubliez pas!») sont déposés au «Moniteur», mais l'association fonctionne déjà depuis trois mois. Organisation de la Marche blanche, actions de sensibilisation (affiches, CD, brochures...), contacts avec l'étranger, suivi de la commission Dutroux, diffusion d'un trimestriel («N'oubliez pas!»), l'asbl s'active en tous sens.

S'agissant de l'aide aux victimes, 427 situations lui sont exposées entre 1996 et 2000.

Objectif premier

Le bilan fait à l'époque aboutit à deux conclusions. L'une est optimiste: les services institutionnels d'aide aux victimes ont positivement évolué, notamment grâce à la création de maisons de justice. L'autre est plus pessimiste. «Sans réponses aux questions essentielles que pose encore aujourd'hui l'enlèvement de Julie et Mélissa, nous pouvions difficilement continuer à poursuivre notre travail d'aide aux victimes! Que pouvions-nous encore dire à ces personnes qui nous sollicitaient quant aux problèmes qu'elles rencontraient face à la justice, alors que nous nous heurtions, nous aussi, à un mur dans l'enquête concernant Julie et Mélissa», expliquent les parents sur le site de l'asbl(1).

En décembre 2001, l'association supprimait ce volet d'activités pour se recentrer sur son premier objectif: la mémoire de Julie et Mélissa. Comment? Par l'étude et l'analyse de tous les documents qui permettrait de faire la clarté autour de «l'histoire» de leurs petites filles et des autres enfants liés à elles par le sort.

(1)Webwww.juliemelissa.be

© La Libre Belgique 2006