Belgique Une opinion de la rédaction.

Ecolo a lancé dimanche à Louvain-la-Neuve sa campagne pour les élections locales d’octobre 2018. A cette occasion, Zakia Khattabi, coprésidente d’Ecolo, est revenue sur les attaques dont son parti est la cible de la part d’autres formations politiques qui l’accusent de populisme. Après avoir rendu hommage à la petite Mawda, tuée dans la nuit du 16 au 17 mai par une balle policière lors d’une course-poursuite entre une camionnette de migrants et les forces de l’ordre, elle a une nouvelle fois dénoncé la "fuite en avant des politiques d’asile vers plus de sécurisation", depuis l’échelon communal jusqu’à l’Europe. "Non, il n’y a aucun populisme, aucune récupération dans notre colère et dans notre indignation, ou dans nos engagements et notre fermeté à défendre la solidarité et l’universalité", s’est exclamée Zakia Khattabi, longuement applaudie. La coprésidente avait été critiquée pour un tweet où elle pointait la responsabilité du gouvernement fédéral dans la mort de la petite fille kurde en raison de la politique migratoire actuelle.

Pendant ce temps, le parti Ecolo nie l’échelon provincial

Lors du congrès à Louvain-la-Neuve, les écologistes ont présenté à plusieurs centaines de militants leur vision du rôle que doivent assumer les communes. Ecolo plaide pour des communes qui seraient le relais des initiatives dans lesquelles s’engagent les citoyens en faveur d’une transition écologique durable. "Le niveau communal permet de concrétiser efficacement, avec les citoyens, les réponses aux grands enjeux globaux de notre temps que sont les défis écologiques et la justice sociale", ont affirmé les coprésidents d’Ecolo. Pour l’anecdote, ni Zakia Khattabi ni Patrick Dupriez n’ont évoqué l’échelon provincial, l’autre niveau de pouvoir pour lequel se prononcera l’électeur le 14 octobre prochain. Les verts souhaitent supprimer les provinces… tout en présentant tout de même des listes de candidats aux provinciales. Vous avez dit paradoxe ?

La N-VA recrute une star de séries télé

A Anvers, les adversaires de Bart De Wever aux prochaines élections communales font quant à eux face à un bourgmestre coriace bien décidé à rester à l’hôtel de ville en octobre prochain. Tout semble d’ailleurs aller dans son sens : de l’éclatement du cartel local progressiste entre le SP.A et Groen à l’affaire "Aron Berger", ce juif ultraorthodoxe qui devait renforcer la liste CD&V mais qui finalement en a été exclu après avoir affirmé que ses convictions lui interdisaient de serrer la main aux femmes… Et là, nouvelle annonce : Mark Tijsmans, un acteur de séries télévisées ("Thuis", "Flikken") figurera en 51e place de la liste N-VA. Mark Tijsmans espère notamment pouvoir être un lien entre le parti nationaliste flamand et le monde culturel avec lequel la N-VA n’entretient pas forcément de bons rapports. "J’aime ce nouveau vent rafraîchissant qui souffle à Anvers grâce à la N-VA, a-t-il précisé. Je veux expliquer aux gens que la N-VA n’est pas le diable incarné et qu’elle ne va pas s’attaquer à l’argent qui est versé au monde culturel."

Marghem en faveur d’une "suédoise" bis

Au fédéral, c’est l’unanimité : tout le monde semble vouloir rempiler pour cinq ans de plus dans la configuration actuelle (MR, N-VA, CD&V, Open VLD). Même la ministre de l’Energie, Marie Christine Marghem (MR), qui pourtant n’aura pas été épargnée durant cette législature, en particulier dans le dossier de la sortie du nucléaire. Mais le temps guéri toutes les blessures politiques et elle a confié à "L’Echo" qu’elle estimait "possible et souhaitable" la poursuite du gouvernement Michel après 2019 : "Cette coalition a bien travaillé sur les questions de fond pour changer la Belgique et recréer un cercle économique vertueux."