Belgique

Vendredi, le président de la N-VA, Bart De Wever, estimait que les terroristes en prison ne devaient pas être libérés tant que dure la menace de l’Etat islamique. 

Dimanche, le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) lui donnait la réplique sur le plateau de VTM. En rejetant l’idée du leader nationaliste. "Je préférerais tout de même ne pas créer de Guantanamo en Belgique, a-t-il exposé. Nous pouvons penser à une mesure de détention administrative, par laquelle on les enferme préventivement. Mais la Cour européenne des droits de l’homme devrait encore examiner si c’est possible." 

Le ministre de la Justice a souligné que les autorités ne laissaient pas tomber les terroristes condamnés ou des détenus radicalisés lorsqu’ils étaient libérés. "Ces personnes, une fois libérées à la fin de leur peine, sont très bien suivies, par les task forces locales, la police, la Sûreté de l’Etat et les maisons de justice. Chaque pays dans le monde connaît ce problème et le résout d’une manière similaire. Je n’ai encore jamais entendu parler de détention administrative nulle part. J’essaie juste de comprendre l’idée de Monsieur De Wever et de dire; c’est possible. Mais je préférerais tout de même ne pas créer de Guantanamo en Belgique."

L’Open VLD veut changer les règles pour les congés pénitentiaires

Après la tuerie de Liège mardi dernier, le débat sur les congés pénitentiaires - dont bénéficiait l’assaillant - a été relancé. Aujourd’hui, ces congés sont accordés par les services de la justice. L’Open VLD voudrait une autre formule. "Il faudrait que le juge puisse décider de remettre quelqu’un en liberté", a estimé Gwendolyn Rutten, présidente des libéraux flamands, lors de l’émission Zevende Dag (Een). 

La chef de file de l’Open VLD a souhaité aussi que le congé pénitentiaire élargi, qui permet à un détenu de passer en alternance une semaine en prison et une autre à l’extérieur, soit aboli. Elle pense enfin que le juge pourrait décider d’une libération anticipée pour des détenus purgeant une faible peine, inférieure à trois ans.