Belgique

Les dispositifs d'accueil et d'enseignement pour les enfants réfugiés les plus jeunes et leurs parents sont insuffisants, selon une étude du think tank indépendant Migration Policy Institute à Washington. 

Cette enquête a été menée dans neuf pays, à la demande d'un consortium d'associations, réuni par la Fondation Roi Baudouin. 

Les pays étudiés (Belgique, Canada, Allemagne, Grèce, Italie, Pays-Bas, Turquie, Suède et États-Unis) font face à des défis très semblables pour qu'un nombre suffisant de services d'accueil et d'enseignement de qualité puissent toucher les familles de réfugiés et de demandeurs d'asile avec des enfants en bas âge. 

Les capacités de ces services ne sont généralement pas assez développées, tant dans la phase du premier accueil que pour l'intégration qui doit suivre, explique la Fondation Roi Baudouin dans un communiqué.

Dans plusieurs pays, la répartition des compétences entre les niveaux nationaux, régionaux et locaux complique notamment la coordination des services d'éducation et d'accueil. 

Le rapport souligne toutefois, en Belgique, la bonne collaboration entre Fedasil et l'ONE et son équivalent flamand Kind&Gezin: des bureaux de consultation ont ainsi été aménagés dans les centres d'accueil, où les jeunes enfants sont vaccinés et passent des tests d'audition, et où leur croissance et leur développement précoce sont suivis.

Cependant, toujours en Belgique, "il est très compliqué pour les familles en question d'entrer ensuite en contact avec les services existants: elles ne les connaissent pas, il y a des listes d'attente, des coûts et des procédures administratives dans lesquelles elles se sentent perdues".