L'armée belge retourne au Liban

Sur proposition du ministre de la Défense, Steven Vandeput, le Conseil des ministres a en effet marqué son accord sur une telle participation - plutôt symbolique - à la Finul en 2015.

Belga
L'armée belge retourne au Liban
©D.R.

Deux mois après avoir retiré son contingent de Casques bleus du Liban, la Belgique va y renvoyer un officier supérieur comme spécialiste en déminage au sein du quartier général de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Funul), a décidé vendredi le gouvernement. Sur proposition du ministre de la Défense, Steven Vandeput, le Conseil des ministres a en effet marqué son accord sur une telle participation - plutôt symbolique - à la Finul en 2015.

Un militaire sera engagé au poste d'officier supérieur spécialisé dans le déminage pour l'année calendrier 2015 au quartier-général de la Finul situé à Naqoura (sud-Liban).

La Belgique avait mis fin en décembre dernier à huit ans de mission d'un contingent de Casques bleus dans ce pays, qui ne comptait plus qu'une centaine de personnes contre quelque 370 au départ, en septembre 2006, après le renforcement de la force onusienne à la suite du conflit qui avait opposé le mouvement chiite libanais Hezbollah à Israël.

Les Casques bleus belges, basés à At Tiri, dans le sud du pays, après un déménagement de Tebnine, plus au nord, se concentraient depuis la mi-2009 sur le - fastidieux - déminage sur la "Blue Line", la "ligne bleue" de démarcation entre Israël et le Liban fixée en 2000 par une résolution du Conseil de sécurité mais que l'Etat hébreu avait auparavant minée pour assurer sa sécurité.

En huit ans de présence au pays du Cèdre, les démineurs belges ont "nettoyé" une zone de 1,77 million de m2 et neutralisé 14.572 mines et engins explosifs, en collaboration avec l'armée luxembourgeoise - d'où le nom de BELUFIL donné à cette opération. Ils ont mis fin à leur mission le 15 novembre à la suite d'une simple phrase contenue dans l'accord de gouvernement de l'équipe Michel 1er qui prévoyait un retrait "cette année" encore du contingent belge du Liban. Les militaires considéraient cette mission comme "accomplie".

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