Belgique

En attendant d’être présenté mardi matin devant la chambre du conseil de Namur, Xavier Van Dam (28 ans) tente de se souvenir. C’est la seule chose qu’a bien voulu confier à La DH David Toussaint, l’avocat commis à la défense de l’assassin présumé de Wivinne Marion, ce médecin en néonatologie de 42 ans tuée le jour de la Toussaint alors qu’elle faisait un jogging à quelques centaines de mètres de chez elle, à Boninne (Namur).

Van Dam l’aurait étranglée puis placée dans le coffre de sa Renault Laguna avant de prendre la fuite en direction des bords de Sambre, à Flawinne, là où il a précipité la voiture dans l’eau.

Selon d’autres sources, tout aussi fiables, non seulement Xavier Van Dam n’arrive pas à comprendre ce qu’il a fait à cette maman de deux enfants, mais il ne sait pas non plus pourquoi il a agi de façon aussi horrible à son égard. D’autant plus qu’il est catégorique : il ne connaissait pas sa victime et ne l’avait jamais croisée avant jeudi, jour du drame.

Pour ce qui est de la rue du Bois Lahaut, qu’il aurait empruntée à pleine vitesse attirant ainsi l’attention du fermier qui avait signalé directement ses agissements suspects à la police, Xavier Van Dam prétend n’en avoir gardé aucun souvenir.

Le jeune homme semblerait retrouver la mémoire à partir du moment où il s’éloigne de la rue du Tir de Ronet et se fait arrêter par les policiers lancés à ses trousses. Il est vrai que l’endroit lui est familier puisqu’il l’a fréquenté dans sa jeunesse.

La famille de la victime aurait confié ses intérêts à Marc Preumont, ténor du barreau de Namur.

Du côté du Centre hospitalier régional, là où exerçaient Wivinne Marion et son époux, une cellule d’aide psychologique a été mise à la disposition du personnel. 

Les funérailles de la victime se dérouleront ce mardi matin, à Boninne.