Belgique

L'Association flamande de Golf (VVG) regrette la mise sous scellés des terrains de l'Overijse Golf Club, situé à Notre-Dame-au-Bois (Jezus-Eik), car il n'a absolument pas été tenu compte de la volonté de la direction actuelle de se mettre en ordre. "L'actuel comité et l'Association flamande n'ont reçu aucune chance. Cela contraste fortement avec d'autres infrastructures sportives, de golf ou d'autres sports, situées en Flandre, où une approche positive et une certaine bienveillance ont toujours prévalu" a constaté l'organisation dans un communiqué vendredi.

Depuis sa création en 2001, la VVG fait la promotion de la nécessité de régulariser les terrains de golf situés en Flandre.

"Cette situation irrégulière des terrains implantés dans les années 80 et 90 doit beaucoup à une législation vague de l'époque. C'est seulement en 2003, avec un mémorandum sur le golf, qu'un cadre juridique clair a été mis en place permettant à la fois la régularisation et la bonne planification des terrains", explique encore le communiqué.

L'Association flamande de Golf se bat contre toute initiative illégale à l'intérieur du secteur et pousse les clubs à mieux prendre en compte l'aménagement du territoire et l'environnement.

Aucun terrain en Wallonie ou à Bruxelles en défaut

L'Association francophone de Golf (AFG) n'a pas connu la même situation pour ses propres clubs. "A notre connaissance, aucun club ne déroge aux règlements d'exploitation et d'urbanisme qu'ils soient communaux ou régionaux", a réagi vendredi l'AFG. Ce qui n'a pas été le cas, jeudi, du terrain du club de golf d'Overijse, à Notre-Dame-au-Bois (Jezus-Eik), autour duquel des scellés ont été apposés à la suite d'une décision judiciaire. Le club fait partie de la fédération flamande de Golf (VVG).

"Le respect de la réglementation par nos 42 clubs peut, en partie, s'expliquer par la création au sein de notre association d'un poste de responsable développement et administration. Son rôle de consultant sur tout nouveau projet de création d'infrastructures a permis d'éviter ce genre de situation." En plein essor et suscitant de plus en plus l'intérêt du public, le golf en Belgique francophone souffre par contre d'un manque d'infrastructures et de clubs.

"Ce sport s'ouvre au plus grand nombre et les affiliations sont chaque année plus nombreuses. Les contraintes administratives sont telles, rien que pour l'obtention d'un permis et d'affectation des sols, qu'entre le projet d'ouverture d'un nouveau club et son aboutissement, on compte généralement entre 5 et 10 ans", explique encore l'association francophone de Golf.