Belgique

L’institut belge pour la sécurité routière (IBSR) se pose des questions quant à la mise en place, à partir de 2015, dans les voitures du système automatique d’appel d’urgence, baptisé ‘eCall’.

"Il y aura notamment un surplus conséquent d’appels et des problèmes techniques qu’il faudra régler d’ici 2015", a réagi le porte-parole de l’IBSR, Benoit Godart. L’eCall sera installé sur toutes les voitures neuves en Europe d’ici 2015, a annoncé jeudi la Commission européenne. Selon M. Godart, même si "ce dispositif aura a priori un effet bénéfique sur la sécurité routière", il pose déjà certains problèmes techniques, comme les erreurs de manipulation liées à l’utilisation du boîtier ou encore le déclenchement automatique d’eCall. "Il faudra gérer et aménager à cet effet le centre d’appel 112 d’ici 2015", a-t-il ajouté. Le rôle des opérateurs belges de téléphonie mobile appelés à relayer les données de localisation du véhicule vers les services d’urgence de manière prioritaire et gratuite devra aussi être défini. "Nous attendons les directives de la Commission européenne car ce projet ne fait pas encore l’objet d’un arrêté royal pour son application en droit belge", a indiqué vendredi la porte-parole de Base, Florence Muls.

"Le projet est encore embryonnaire", a réagi pour sa part le porte-parole de Mobistar, Mathieu Van Overstraeten, "mais c’est une opportunité qui nous intéresse énormément". Mobistar contrôle en effet 70 % du marché belge des applications "machine to machine". Ces programmes permettent à différentes machines de communiquer entre elles via des cartes SIM intégrées en leur sein. "C’est un marché qui se développe", a-t-il conclu. (Belga)