Belgique Une cérémonie a eu lieu hier à la basilique de Koekelberg, en présence du cardinal Jozef De Kezel.

Hier, pour la toute première fois, l’Église catholique belge organisait une journée nationale dédiée aux victimes d’abus sexuels dans l’Église. Une cérémonie à l’initiative du groupe de travail Mensenrechten in de Kerk (droits de l’Homme dans l’Église) et de différents responsables religieux belges a eu lieu en compagnie du cardinal Jozef De Kesel, à la basilique de Koekelberg.

À cette occasion, une œuvre de l’artiste Ingrid Rosschaert, intitulée Esse est percipi (Exister, c’est être reconnu), a été installée dans la basilique, à la mémoire de toutes les victimes d’abus sexuels dans l’Église

Plus d’un millier de victimes ont été recensées entre 2012 et 2015 mais seule une centaine de personnes étaient présentes lors de la cérémonie.

Diverses activités ont été organisées, dont des groupes de paroles entre les victimes, les équipes d’accompagnement et les responsables ecclésiastiques. "Cette initiative est inédite à l’échelle nationale, voulue par les victimes et à laquelle l’épiscopat s’est associé volontiers. Cette reconnaissance publique est essentielle. Il ne s’agit pas simplement de tourner une page du passé, mais de garder un souvenir, une trace de ce drame", a commenté Tommy Scholtes, responsable de la communication de la Conférence des évêques de Belgique.

Des cérémonies du même type avaient déjà eu lieu dans les cathédrales de Bruges et d’Anvers, en 2012 et en 2013. Ces diocèses avaient été particulièrement touchés par l’ampleur des révélations concernant la pédophilie dans l’Église, en 2010. Des statuettes commémoratives avaient également été dévoilées.