Belgique La croissance de l’économie belge sera de 1,8 % inférieure à celle de la zone Euro.

S’il fait un froid de canard ces derniers jours en Belgique, les températures sont à la hausse sur le plan économique. La croissance du PIB (produit intérieur brut) sera de 1,8 % en 2018, contre 1,7 % l’année dernière, selon les projections du Bureau du Plan, publiées jeudi.

"L’économie belge devrait à nouveau enregistrer une bonne prestation en 2018, souligne l’institut. C’est surtout la consommation des particuliers qui se renforcerait cette année." La consommation sera en effet poussée par une amélioration du pouvoir d’achat de 2,1 % (contre 1,1 % en 2017). On la doit notamment "aux nombreuses créations d’emplois, aux baisses supplémentaires de l’impôt des personnes physiques, à une augmentation un peu plus sensible des salaires bruts et à des revenus de la propriété en progression".

Le Bureau du Plan souligne donc les effets positifs des décisions du gouvernement fédéral, à commencer par le tax shift (la réforme fiscale). Autre bon point : la hausse de l’emploi. "La nette progression de l’emploi intérieur intervenue au cours des deux dernières années s’explique non seulement par l’amélioration de la conjoncture, mais également par les mesures visant à réduire le coût du travail."

La progression de l’emploi sera de 1,2 % en 2018 (un peu moins, toutefois, qu’en 2017 avec + 1,4 %), soit 57 000 unités de plus. Compte tenu de la croissance de la population, cela devrait représenter une baisse du chômage de 35 000 unités.

En perspective du contrôle budgétaire

A côté de ces bonnes nouvelles, un point noir persiste ces dernières années : la croissance belge reste sensiblement inférieure à celle de la zone euro (les 19 pays européens ayant l’euro pour monnaie officielle). Cette dernière pointe à 2,2 %.

Les prévisions du Bureau du Plan doivent permettre au comité de monitoring du budget fédéral de fixer l’effort à fournir pour que la Belgique reste dans les clous budgétaires. Ce rapport devrait être disponible la première quinzaine de mars. Le gouvernement commencera alors son premier contrôle budgétaire de l’année.