Belgique

L'entrepreneur Michel Vandezande, de Gilly, inculpé de corruption active et de fraude aux marchés publics samedi par la juge d'instruction Baeckeland, est à la tête d'une importante société de construction, de rénovation et de promotion immobilière, touchant tant aux logements privés qu'aux bâtiments publics Elle occupe plus de 50 personnes.

Le dossier à propos duquel il a été placé sous mandat d'arrêt samedi est celui de la reconstruction du commissariat de police de Marcinelle, incendié volontairement en 2004 et qui a fait l'objet d'un dossier de reconstruction sans appel d'offres, la société Vandezande se le voyant attribuer de manière directe.

Ce n'est pas le premier dossier dans lequel la société Vandezande est impliquée. Une instruction a été ouverte à propos de la construction, clé sur portes, d'un hall des sports à Jumet, construction décidée sous l'ancienne majorité socialiste homogène de Charleroi. Un autre dossier d'instruction est également ouvert à propos de la construction, selon le même mode, du hall des sports de Beaumont. La semaine dernière, une série de perquisitions avaient eu lieu à ce propos, et le bourgmestre de Beaumont, Charles Dupuis, avait été longuement interrogé.

L'entrepreneur était soupçonné d'avoir bénéficié de pressions de Jean-Claude Van Cauwenberghe, alors ministre-président de la Région wallonne, et proche de la famille Vandezande, pour que Beaumont lui attribue de marché. Le bourgmestre de Beaumont a nié ces pressions. Des perquisitions avaient été notamment menées chez Jean-Claude Van Cauwenberghe, à son cabinet d'avocat et à son bureau du parlement wallon.

On a également appris, à propos du dossier de ce week-end, que le bourgmestre de Charleroi, Jean-Jacques Viseur, attend de recevoir lundi la notification officielle de l'inculpation de la commissaire en chef Francine Biot, avant de prendre les mesures qui permettront d'assurer la continuité des services de police. Une nouvelle réunion de Collège doit se tenir à ce propos lundi vers 8 heures. Chef de zone de la police locale, Francine Biot a été inculpée samedi de corruption passive, mais laissée en liberté.