Belgique Les malfrats ont enfermé Mgr Delville et son neveu dans une armoire.

Dans la nuit de mardi à mercredi, alors que des milliers de Liégeois fêtaient l’Assomption dans les ruelles d’Outremeuse, l’évêque de Liège, Mgr Jean-Pierre Delville, vivait un véritable enfer. En compagnie de son neveu en effet, l’homme d’église a été agressé. Son neveu et lui ont été enfermés dans une garde-robe…

Les éléments dont dispose la justice liégeoise sont encore minces, mais les faits sont toutefois limpides : deux malfrats ont pénétré dans l’enceinte de l’évêché de Liège et n’en sont ressortis qu’après avoir agressé l’évêque et son neveu, qui est majeur. Ces derniers ne sont fort heureusement pas blessés, mais les malfrats ne sont pas repartis les mains vides.

L’évêque Jean-Pierre Delville et son neveu se trouvaient donc dans les appartements privés au moment des faits. Lorsque les cambrioleurs sont arrivés, ils ont été contraints de se placer dans une garde-robe que les voleurs ont pris soin de refermer. Mgr Delville et son neveu n’ont pu en sortir qu’après le départ des braqueurs. S’ils sont logiquement choqués, ils ne sont pas blessés.

"Ils ont exigé de manière menaçante de l'argent liquide, croyant que l'argent des collectes dans les églises était concentré à l'évêché, précise le diocèse. L'évêque, n'ayant pas d'argent liquide dans la maison, a dû donner une somme (NDLR: 20.000 euros) déposée chez lui par son filleul en vue d'un voyage à l'étranger. Ils ont ensuite demandé de l'or : l'évêque n'a pu que donner les trois calices conservés dans l'oratoire et la chapelle de l'évêché. Ensuite ils ont demandé des peintures de valeur et exigeaient des Picasso. L'évêque leur a indiqué quatre albâtres du 17e siècle, qui décoraient la salle du conseil."

Selon le diocèse, les voleurs se sont introduits dans les bâtiments de l'évêché par une fenêtre de la toilette du rez-de-chaussée.

"Les voleurs étaient masqués et professionnels, ils ont expliqué chercher de l'argent pour guérir la petite fille de l'un d'entre eux, âgée de 5 ans et malade, ajoute le diocèse. Ils parlaient allemand ainsi qu'une langue étrangère non identifiée et s'exprimaient mal en français."

Personne n’a été interpellé, l’enquête suit son cours.