Belgique

L'Office des Etrangers n'a expulsé aucun Soudanais dont la procédure d'asile était encore en cours, a réagi son directeur-général Freddy Roosemont. Divers journaux rapportaient samedi qu'un migrant soudanais, qui avait introduit une demande d'asile en Allemagne, avait été expulsé après enquête des services belges, mais la procédure d'asile en Allemagne était déjà terminée à ce moment-là, explique le directeur de l'Office des Etrangers. 

Un réfugié soudanais qui avait été arrêté fin juin dans le parc Maximilien à Bruxelles a été renvoyé vers son pays d'origine, et ce en dépit d'une procédure d'asile pendante en Allemagne, rapportaient samedi Het Nieuwsblad, Het Belang van Limburg et de Gazet van Antwerpen. Le rapatriement n'a cependant pas eu lieu parce que l'homme s'y opposait. La décision aurait de toute façon enfreint le droit international qui précise qu'une personne introduisant une procédure d'asile ne peut être mise en contact avec les autorités de son pays d'origine.

Les informations ne sont pas correctes, poursuit Feddy Roosemont. Les services compétents belges ont reçu le 12 juillet la notification que la procédure d'asile en Allemagne était terminée, la décision d'expulser l'homme date de ce moment-là. "Les sous-entendus de l'article voulant que l'Office des Etrangers et le Secrétaire d'Etat Francken ne savent pas ce qu'ils font ne sont donc absolument pas corrects", ajoute le patron de l'Office des Etrangers

Le Soudanais réside toujours en Belgique. "Parce que nous ne pouvons pas le renvoyer en Allemagne ni en Italie (par où l'homme a pénétré dans la zone Schengen, NDLR), la seule option qui lui restait était d'introduire une demande d'asile en Belgique.

Le dossier est actuellement entre les mains du Commissarait-général aux Réfugiés et aux Apatrides et l'intéressé restera en Belgique jusqu'à ce que cette instance ait pris une décision.