Belgique

Le jeune homme interpellé vendredi pour avoir proféré des menaces sur Twitter contre la Pride d'Anvers s'est avéré être membre du Vlaams Belang. Le parti a lancé depuis une procédure pour annuler l'affiliation de la "personne supposément impliquée", a indiqué lundi la formation nationaliste flamande d'extrême droite. 

Le président du parti, Tom Van Grieken, avait affirmé auparavant que ce genre de tweets étaient "inadmissibles et dommageables pour le parti". Le 8 août dernier, le suspect avait laissé un commentaire menaçant sur le réseau social en réponse à un message écrit par la police anversoise à propos du cortège de samedi. 

Ce tweet avait un caractère discriminatoire et pouvait déboucher sur des actes de violence. La police anversoise a donc rapidement ouvert une enquête afin d'identifier l'auteur des menaces. Celui-ci a été interpellé vendredi.

L'homme de 21 ans a reconnu être l'auteur du tweet. Lors de la fouille de sa chambre, la police a découvert un drapeau barré d'une croix gammée, un coup de poing américain et des armes blanches prohibées. Le lendemain de la Pride d'Anvers, qui se déroulait le samedi, le suspect a été relâché sous conditions.

Son profil Twitter, entre-temps effacé, suggérait qu'il était partisan et membre du Vlaams Belang. On pouvait notamment y voir la photo d'une carte d'anniversaire que le parti envoie à tous ses affiliés.

Après avoir vérifié que le jeune faisait effectivement partie de ses rangs, le formation a lancé une procédure d'exclusion.