Belgique

Tout part de ce tragique fait divers survenu en avril en région liégeoise lorsqu’un jeune homme fut retrouvé mort à Nandrin. Rapidement, les soupçons ont fait état d’un crime homophobe. La victime avait été tabassée par quatre autres hommes, sans doute en raison de son orientation sexuelle.

Dans la foulée, le gouvernement décidait de réagir. Et déposait à la Chambre un texte de loi visant à durcir les peines en cas de crime homophobe.

Dans le code pénal, l’homophobie est déjà considérée comme une circonstance aggravante en cas d’homicide ou de coups et blessures volontaires. Le gouvernement a décidé de renforcer le dispositif en augmentant le niveau des peines liées à ce type de crime ou délit.

C’est ainsi que, par exemple, la réclusion allant de 20 à 30 ans passera d’office à la réclusion à perpétuité.

Conséquence de la disposition : les peines seront également renforcées pour d’autres circonstances aggravantes… Il s’agit des crimes ou délits pour des motifs discriminatoires (racisme, liés à la langue, la religion, etc.).

Enfin, le gouvernement a décidé de compléter la liste en y ajoutant la discrimination liée au changement de sexe.

Globalement, le gouvernement considère que le mal fait à “l’égard d’une personne en raison de ses caractéristiques particulières (porte) atteinte à la fois à l’individu mais également à la société représentée par le groupe qui partage les mêmes caractéristiques”.