L'incrédulité domine dans la presse flamande

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Au lendemain de l'annonce de l'accident meurtrier d'un car belge à Sierre (Suisse), les journaux flamands consacrent des dizaines de pages à la catastrophe. La plupart des journaux s'ouvre sur une une sobre. Dans les éditoriaux, on ne lit qu'incrédulité. De Morgen s'ouvre sur une page planche avec une chronique de Hugo Camps. "La mort ne s'accommode pas du bonheur", constate Hugo Camps.

"L'extrême impuissance de l'ignorance. Il n'y a effectivement pas de mots pour ça. En ce mercredi noir, plus rien n'avait d'importance. Des rêves et des ambitions rangés dans 22 petits cercueils. On préférerait ne pas y être. Ne plus savoir et partler."

Dans l'éditorial du Morgen, An Goovaerts, chef Nieuws, constate qu'il "n'existe pas de réponse satisfaisante pour répondre à cette question: pourquoi mon enfant? "

Het Nieuwsblad ouvre son journal par "un chagrin incommensurable" et publie les photos des 28 morts et 24 blessés en première page. "Les classes de neige ne sont pas censées se terminer comme cela. Le monde n'est pas soudainement devenu un endroit moins sûr. Mais parfois le destin frappe. Parfois il n'y a plus personne sur qui rejeter la faute, parfois il ne reste plus que l'impuissance", souligne la rédactrice en chef de la cellule politique Liesbeth Van Impe dans son éditorial.

Le quotidien frère De Standaard propose une "une" sobre: "Sierre, 13 mars 2012 - 28 morts, 24 blessés", légende-t-il sous une photo de l'entrée du tunnel où s'est produit l'accident. Le rédacteur en chef, Bart Sturtewagen, parle en page 2 du "pire cauchemar" car "touchés où nous sommes les plus vulnérables: nos enfants". "Une tragédie nationale arrête le cours normal des choses. Nous savons tous que ces moments sont brefs. Mais tout de même assez longs pour ressentir ce qui est important, dans la vie. Et pour nous rappeler que nous n'en prenons la mesure que quand cela nous est froidement repris."

La Gazet van Antwerpen publie en "une" un dessin d'enfant souhaitant "un prompt rétablissement". Paul Geudens, l'éditorialiste, constate que tout le pays est sous le choc. "Ce sont des moments de tristesse immense, mais également de solidarité, de réflexion et des moments où l'on relativise."

Het Belang van Limburg publie un message de condoléances aux familles des victimes en première page. Le journal ne contient pas de publicité, par respect pour les familles.

Dans l'éditorial, le journaliste politique du Belang van Limburg, Eric Donckier, se demande comment cela a pu se produire. Il est trop tôt pour analyser la communication, car on dispose de trop peu d'infos. "Cet accident doit cependant être l'occasion de tirer des leçons pour l'avenir."

"22 enfants ne reviendront plus jamais", titre Het Laatste Nieuws, qui publie également en "une" quelques photos des victimes. Le journal publie également sur les pages suivantes des photos du séjour au ski. Le quotidien ne contient pas d'éditorial mais se referme avec des réactions de lecteurs.

Enfin, le quotidien économique De Tijd met également le drame en manchette. "Le pays en deuil après la catastrophe", peut-on lire en "une". "Une des ambitions principales pour les êtres humains est de laisser un monde meilleurs pour leurs enfants. Hier, le monde ne s'est pas amélioré. Pour 28 familles, il s'est même écroulé", commente Bart Haeck, journaliste politique.

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