Belgique

L'IBSR (Institut belge pour la sécurité routière), créé en 1986, s'appellera désormais le Vias Institute, ont annoncé mercredi les responsables de l'institut au cours d'une conférence de presse à Bruxelles. "Vias est un nom facile à retenir, se prononce aisément en plusieurs langues et constitue un clin d'œil au terme latin 'via' signifiant 'voie'", a expliqué Karin Genoe, administratrice déléguée de l'institut. Le nom est renforcé graphiquement par un design inspiré de la signalisation routière et sécuritaire.

La sixième réforme de l'État a contraint l'organisation à prendre une structure indépendante l'an dernier. La nouvelle appellation répond à l'élargissement des compétences de l'institut à la sécurité en général. La mobilité et la multimodalité feront aussi partie des domaines d'activités de l'entité.

En ce qui concerne la mobilité, les équipes de Vias testent actuellement en Belgique une navette autonome. Des études ont également été menées sur les nouveaux engins de déplacement électriques (hoverboards, trottinettes électriques...). Le ministre de la Mobilité, François Bellot, a par ailleurs demandé à l'institut de se pencher sur le télétravail dans son ensemble.

Quant à la sécurité, un projet initié avec la commune de Schaerbeek permet de cerner un peu mieux les tâches qu'accomplira l'institut en la matière. La commune bruxelloise a demandé à Vias et son partenaire Securitas d'effectuer une analyse du risque pour 48 bâtiments publics. L'institut vérifiera notamment la façon de contrôler l'accès, le nombre d'entrées et de sorties, l'emplacement des issues de secours, et enquêtera sur le sentiment de sécurité des utilisateurs.

"Cette étude fait suite aux attentats et à la menace terroriste de ces dernières années. Grâce à cette analyse de risques, l'institut Vias aidera la commune de Schaerbeek à améliorer la sécurité de ses citoyens et de ses bâtiments" a expliqué Arne Dormaels, criminologue chez Vias.

Soulignant les réussites engrangées par l'IBSR sur le plan de la sécurité routière, le ministre de l'Intérieur Jan Jambon attend de Vias qu'il puisse reprendre "le même rôle de liaison et de sensibilisation dans la lutte contre la criminalité, voire même la radicalisation".

Cent vingt-deux personnes travaillaient pour l'organisation en 2016. Les profils qui composent ce centre de connaissances vont du psychologue au criminologue en passant par l'ingénieur, le chercheur universitaire ou encore le conseiller juridique.