Belgique

L’opposition politique s’est fait doubler par les syndicats. Ces dernières semaines, ce sont les organisations syndicales, surtout francophones, qui ont nettement durci le ton et qui donnent le "la" de l’opposition au gouvernement Michel. Sur la loi Peeters, sur les prisons, sur la SNCB… Alors, les partis politiques essayent de reprendre pied dans le débat social. La journée de mercredi était éclairante à cet égard. Le premier à avoir réagi, c’est le CDH, par la voix de son président Benoît Lutgen. Suivi du PTB, des socialistes et enfin des écologistes.

Cela dit, la mission est périlleuse. Les actions de grève toujours en cours dans les chemins de fer ou les Tec sont impopulaires. Le blocage francophone dans les prisons frise à l’obsession - en tout cas, c’est l’image que cela en donne, avec des représentants syndicaux dépassés par leur base. Et puis, il y a les divisions entre travailleurs du Sud et du Nord et entre la FGTB, la CSC et la CGSLB. Le risque pour les partis de l’opposition, c’est que le message de fond des syndicats perde en crédibilité et démonétise, par ricochet, leur propre message. Le rejet des syndicats par la population ne fera que renforcer le gouvernement Michel.