Belgique Un demi-siècle après leur divorce, les deux universités retissent des liens forts.

Ces prochains jours, on commémorera à défaut de le fêter le cinquantième anniversaire du "Walen buiten". Entendez : le dénouement de la crise qui agita, entre le début des années soixante à février 1968, l’Université catholique de Louvain encore unitaire. Une crise sur laquelle "La Libre" reviendra longuement dans ses prochaines éditions.

Collaborations nouvelles

Cela dit, depuis février 1968, beaucoup d’eau a coulé dans la Dyle entre Louvain-la-Veuve et Louvain-la-Neuve. Ce qui avait été voici 50 ans une séparation brutale, en ce compris entre les recteurs des deux ailes, s’est mué depuis l’entame du présent siècle en un rapprochement et une série de collaborations nouvelles s’inscrivant parfaitement dans l’évolution du monde universitaire mais aussi de la Belgique fédérale.

Avec notamment une vraie coopération entre les recteurs de Louvain et de Leuven mais aussi des initiatives communes de plus en plus nombreuses. C’est ainsi que les deux universités mèneront une mission commune à la rencontre du monde scientifique américain à Boston.

Le prince Albert en 1961

Mais il y a une autre initiative qui va se concrétiser de manière encore plus symbolique et que "La Libre" a apprise en primeur : dans le courant de l’actuelle année académique, les deux universités plus que jamais sœurs scelleront officiellement leurs retrouvailles en accordant un doctorat honoris causa commun, sans nul doute à Bruxelles à une personnalité répondant à leurs valeurs communes.

Si on le souligne ici, c’est parce qu’un tel événement ne s’était plus vu depuis… 1961 lorsque les deux ailes de l’Alma Mater encore unitaire avaient nommé, ensemble, docteur honoris causa le prince (et futur) roi Albert. En 2009, il y avait eu quatre candidats communs dont on souligna le combat interculturel et pour la diversité mais ils avaient été fêtés séparément par l’UCL et la KU Leuven…